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Un audit comme outil de travail pour l’avenir

27 juin 2018
Un audit comme outil de travail pour l’avenir

L’économe et des membres des conseils économiques paroissiaux lors de leur dernière rencontre diocésaine.

 Rigueur et efficacité dans la gestion

A la demande de l’évêque de Montauban, un audit sur les finances et la gestion aura lieu à l’automne 2018. S’il n’est pas motivé par une situation de crise, Mgr Ginoux a souhaité, dix ans après un premier audit, faire à nouveau le point et dégager des priorités de travail pour les années qui viennent.

Mgr Ginoux, pourquoi commander un audit financier qui touchera aussi à la gestion et à l’organisation du diocèse ?
J’ai effectivement fait récemment la demande à la Conférence des évêques de France d’organiser un vie_du_diocese.jpgaudit sur les finances et la gestion du diocèse de Montauban. Il me semblait normal de faire le point dans ces domaines, dix ans après le premier audit, à mon arrivée en 2008. Toute politique de gestion économique et financière doit être évaluée. Nous devons analyser l’effet des préconisations qui nous avaient été faites alors et que nous avons suivies. Thierry Seguin, économe diocésain et son service s’y emploient depuis et j’en profite pour les remercier de leur travail.
L’audit qui va être réalisé a donc pour objectif de faire le bilan de ces années, de mesurer les fruits de la politique menée et de nous indiquer de nouvelles orientations à poursuivre pour une saine gestion.
La Conférence des évêques a délégué deux économes diocésains. Il est entendu que cet audit est gratuit ! Nous devrons seulement assurer l’accueil et les déplacements de ces personnes.

Comment va se dérouler cet audit ?
Les auditeurs seront présents dans le diocèse du 17 au 21 septembre 2018. Ils ont déjà travaillé une journée à Montauban pour organiser leur séjour. Bien entendu, ils étudieront la situation financière et les évolutions économiques du diocèse. Mais ils auront aussi des rencontres avec divers acteurs de la vie diocésaine comme des membres des conseils économiques paroissiaux, des membres des équipes pastorales, des curés de paroisse, des responsables de services diocésains, … Environ une trentaine de personnes seront contactées à cette occasion. Le compte-rendu de cet audit sera donné quelques semaines plus tard et permettra d’avancer sereinement vers les années à venir.

Pourquoi le faire maintenant ?
Il a l’avantage d’être réalisé en dehors d’une situation de crise, de malaise ou de déficit financier grave. Il reste cependant que dans le diocèse, comme dans beaucoup d’autres d’ailleurs, des signaux indiquant une difficulté d’arriver à l’équilibre financier nous sont donnés. Nous devons être vigilants. Je citerai deux exemples, que le Bulletin Catholique a d’ailleurs déjà eu l’occasion d’évoquer.
Le denier de l’Eglise est stable depuis plusieurs années, C’est déjà bien dans une situation économique difficile mais nous constatons que le nombre de donateurs diminue (nous en avons perdu 200 en 2017). Nous avons du mal à enrayer cette perte régulière, d’années en années.
Le nombre de legs qui nous permettent d’équilibrer notre budget baisse aussi, d’autant qu’ils sont rarement très importants en volume.
Malgré une limitation stricte de la masse salariale, elle représente une charge importante de sorte que, même si nous avons remboursé une grande partie de nos emprunts et que nous n’avons pas de dette importante, nous n’avons pas de réserve suffisante pour faire face en cas de difficulté majeure.

                                                                       Propos recueillis par JF Laparre

 

 L’audit vu par l’économe diocésain

L’audit financier qui va se dérouler courant septembre a tout le soutien de l’économe diocésain, Thierry Seguin. Il a déjà fourni aux deux auditeurs, qui sont aussi des économes diocésains, une masse conséquente de documents, budgets, guides des procédures, procès-verbaux des conseils économiques, des conseils d’administration et des assemblées générales, etc. L’audit a aussi l’avantage d’être transversal et de toucher donc au fonctionnement général du diocèse. Les auditeurs interrogeront des domaines comme les organisations diocésaines, les personnes (prêtres et laïcs), les ressources, les dépenses de fonctionnement, les paroisses, les fonctions immobilières, les assurances, la gestion et la comptabilité.
Lorsqu’il est arrivé, il y a huit ans, Thierry Seguin a pu, grâce à l’audit qui venait d’être réalisé, engager le diocèse dans une réelle modernisation des procédures de gestion. Cela répondait à une exigence nouvelle de transparence et de contraintes légales. C’est le cas pour la comptabilité et la gestion des paroisses. Dans un autre domaine, un travail énorme a été réalisé en matière d’immobilier. Une meilleure gestion avec une véritable politique d’investissement et de rénovation a permis de valoriser ce patrimoine. Aujourd’hui sa vocation sociale donne du sens au travail réalisé.
L’économe parle d’une véritable aide à la gouvernance qui permet de prendre des décisions pour l’avenir en connaissance de cause. Rendez-vous en octobre !
                                                                                            JFL

 

 

 

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