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Secours catholique

27 juin 2018
Secours catholique

Christophe Debergue : « C’est la première fois que nous prenons un tel virage en vue de la transformation sociale.»

 Un projet pour participer à la transformation sociale

Pendant une année, la délégation du Secours catholique a travaillé à l’élaboration d’un projet renouvelé, véritable vision pour les cinq ans à venir. Christophe Debergue, délégué, apporte un éclairage sur ce projet ambitieux et exigeant qui veut participer à la transformation sociale grâce à un partenariat élargi.

Il y a un an, Christophe Debergue, lors d’une interview au Bulletin catholique (Bulletin catholique n° 12 du 14 juin 2017), annonçait que la délégation du Quercy entamait un travail de réflexion sur son action pour les cinq années à venir, ceci afin de mettre en œuvre, au niveau local, le nouveau projet national associatif. C’est vie_du_diocese.jpgaujourd’hui chose faite et, après de longs mois de travail, la délégation du Quercy s’est dotée d’un feuille de route jusqu’en 2023. Un conseil d’animation élargi composé de salariés de la délégation, bénévoles, personnes en situation de précarité, membres du bureau a travaillé à l’élaboration d’une vision. Solidarité et partenariat sont au cœur de ce projet qu’il va falloir à présent décliner concrètement, comme le précise Christophe Debergue : « C’est intéressant de partir d’une vision à cinq ans, cela nous donne un horizon, nous savons où nous voulons aller et nous pouvons à présent passer à la concrétisation, déterminer des objectifs, des actions. C’est ce qu’a fait le conseil d’animation élargi lors de plusieurs réunions de travail en dégageant trois dynamiques prioritaires, la rencontre, le partenariat et le plaidoyer et en identifiant collectivement les résultats attendus pour chacune de ces dynamiques. Nous sommes conscients qu’il faudra accompagner les équipes locales dans cette construction de territoires plus solidaires et fraternels. »
Premier axe prioritaire : la rencontre. La volonté affichée est de créer et de faire vivre des lieux de convivialité fraternels et interculturels au cœur de la vie des territoires en facilitant le partage et la connaissance mutuelle. Ceci implique dans un premier temps, et ce dès maintenant, d’élargir le regard en repérant les différents acteurs de lien social. La volonté est de mettre en place localement des projets de solidarité en partenariat avec d’autres à commencer par les communautés chrétiennes : « Les équipes locales du Secours catholique et les paroisses sont très présentes dans les territoires et de fait les mieux placées pour créer des réseaux d’entraide. Il faut développer des liens et agir ensemble pour vivre l’expérience de la diaconie dans les territoires de vie. La pensée sociale de l’Eglise doit être notre boussole commune. » Ainsi pourra être mis en œuvre un véritable partenariat élargi, deuxième axe de ce projet. « Nous devons dès maintenant identifier localement les partenaires potentiels et les rencontrer en vue d’un travail en réseau et ensemble être acteurs de développement social local », insiste Christophe Debergue.

Communiquer, évaluer, agir

Il va s’agir à présent de communiquer et de partager cette feuille de route avec tous les acteurs locaux et partenaires de la délégation. Plutôt qu’une proclamation « officielle », le choix a été fait de prendre une année pour que chacun puisse s’approprier et incarner ce projet. Une décision qui s’ancre dans la volonté de la délégation de privilégier la transversalité et la collaboration, explique Christophe : « Ces transformations vont être portées par les territoires, les équipes locales car c’est là que se vivent la rencontre, l’entraide, là aussi où les décisions appropriées se prennent, là enfin où peut se créer du lien social. Nous verrons donc comment les choses vont se mettre en place à partir des axes définis, fondés sur cette volonté d’ouverture et de partenariat. Nous célèbrerons les premiers fruits en 2019. Ensuite nous prévoyons des évaluations annuelles sur ce qu’on a fait et ce qui reste à faire. Bien sûr nous sommes conscients que cette volonté de prendre ce virage de transformation sociale risque de générer de l’incompréhension, des doutes chez les bénévoles comme chez certains donateurs. Tout changement fait peur mais c’est un risque que nous assumons. La conjoncture actuelle, notamment la crise migratoire et tout ce qu’elle génère, nous pousse à ajuster nos modes d’action. La volonté de participer à la construction d’un monde plus juste, plus fraternel est légitime et nous sommes fidèles en cela à la pensée du père Rodhain et à l’appel aujourd’hui du pape François. De plus ce projet peut également intéresser des personnes désireuses de rejoindre notre action et susciter de nouveaux partenariats. Nous sommes confiants. »

                                                                            S. Bégasse
 

 

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