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Pastorale et Enseignement catholique

27 juin 2018

 Proposer et accompagner un chemin de foi

La fin de l’année scolaire voit un certain nombre de célébrations religieuses pour les jeunes scolarisés dans l’Enseignement catholique en écoles ou en collèges. Ces moments sont très importants et ont été longuement préparés. J’ai, cette année encore, présidé ces messes pour les Orphelins Apprentis d’Auteuil, pour le collège Notre-Dame, pour l’Institut Familial et pour l’ensemble Saint-Théodard.

billet.jpgJ’ai, depuis longtemps, souhaité que chaque établissement qui dépend de l’Enseignement catholique, donc de l’Eglise, puisse être missionnaire auprès de tous les élèves. C’est, en effet, pour une éducation fondée dans le Christ qu’existe l’Enseignement catholique. Si l’Enseignement catholique n’est plus chrétien il n’a aucune raison d’exister : il est une entreprise privée qui se place en concurrence avec l’Enseignement public. Or, pour l’Eglise il n’en est pas ainsi. Nous avons une spécificité qui a été depuis la Loi Debré (1959) souvent désignée comme le « caractère propre », c’est-à-dire la liberté de parler de Dieu, de la foi et de proposer aux élèves, aux familles, au personnel, un chemin dans cette foi. Cette réalité a fait de nos écoles des « écoles libres » et n’oublions pas que nos prédécesseurs se sont battus pour cette liberté (cf. La manifestation géante du 24 juin 1984 à Paris). C’est au nom de cette liberté que je demande que les écoles catholiques fassent connaître par leur vie et par l’enseignement de la Parole de Dieu, de la catéchèse et du cheminement sacramentel (baptême, confirmation, eucharistie, et, bien sûr sacrement du pardon), le contenu de la foi. Par ailleurs l’anthropologie chrétienne doit sous-tendre l’enseignement sur l’homme et sa place dans le monde, c’est-à-dire la vision de la personne humaine conforme à l’Evangile qui rappelle que tout homme est créé à l’image de Dieu et à sa ressemblance (Genèse 1, 26).

Une démarche d’évangélisation
Dans ce contexte éducatif, il est cohérent que les établissements proposent un accompagnement vers les sacrements de la foi. Comme évêque responsable de la mission de l’Enseignement catholique en Tarn-et-Garonne je suis heureux de célébrer ces étapes de la foi dans une cathédrale pleine. Nous sommes bien là dans une démarche d’évangélisation qui reste à poursuivre dans les aumôneries de lycée.
Le statut de l’Enseignement catholique confie au chef d’établissement la « mission pastorale ». Il reçoit une lettre de mission de la tutelle : soit l’évêque (dans ce cas, il va de soi que l’évêque a été consulté et a accepté la candidature proposée), soit la congrégation religieuse dont dépend l’établissement. Le directeur diocésain est chargé de la mise en place de ces conditions. La mission pastorale demande que le chef d’établissement coordonne les propositions, les actions, les célébrations, les temps d’enseignement et de formation chrétienne. Il doit réunir régulièrement un conseil pastoral auquel participe le prêtre référent nommé par l’évêque. C’est dans ce cadre que des élèves (avec leur famille) demandent à être préparés aux sacrements. Tout élève qui fréquente un établissement catholique doit pouvoir le faire puisque c’est là qu’est apparue sa demande, au milieu d’enfants et de jeunes qui représentent son milieu de vie.
La pastorale dans l’Enseignement catholique n’est donc pas une « aumônerie », c’est-à-dire un service supplémentaire, le service du « religieux ». C’est un souffle, une dynamique qui propulse l’ensemble du projet éducatif dont les parents doivent être très conscients lorsqu’ils inscrivent leurs enfants dans un établissement catholique. L’annonce de Jésus-Christ mort et ressuscité pour le salut du monde n’est jamais facultative. Elle fait partie intégrante de l’éducation offerte par l’établissement. C’est à ce titre qu’il peut se définir comme catholique et avoir la reconnaissance officielle de l’Eglise.

Cohérence et soutien des parents
La cohérence veut que les parents qui choisissent l’Enseignement catholique soient dûment informés de ces principes que le statut national, approuvé par toutes les instances, demandent d’appliquer. Nul n’est obligé de venir travailler comme élève ou comme enseignant dans un établissement catholique mais y entrer demande d’être cohérent. L’établissement catholique n’est pas neutre, il existe par l’Eglise catholique et, s’il est lié à l’Etat par contrat, c’est précisément parce qu’il est d’abord reconnu par l’Eglise. Bien entendu il n’est pas demandé d’avoir la foi mais seulement d’accepter un projet éducatif chrétien et donc de ne pas le contredire. Cette incohérence est inacceptable.
Les parents qui choisissent un établissement par volonté d’éducation chrétienne doivent être entendus et pris au sérieux. A eux aussi de soutenir l’établissement et d’y apporter une collaboration constructive. Quant à ceux qui viennent pour d’autres raisons il faut leur montrer la source de notre mission : le Christ !
En cette fin d’année scolaire je souhaite à tous de « bonnes vacances » et je dis ma reconnaissance à ceux qui œuvrent au nom de l’Eglise dans le monde scolaire.
  signature mgr ginoux.jpg

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