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Journée des communicants

21 février 2018

 L’Evangile, un message de confiance et d’espérance

Le P. Bernard Podvin, ancien porte-parole de l’épiscopat, prêtre du diocèse de Lille, est venu aider les communicants du diocèse de Montauban à réfléchir sur leur mission. Lumineux, il a, durant une journée, apporté une profonde réflexion sur ce qui fait la mission de l’Eglise qui a le devoir de communiquer au monde ce qu’elle a reçu.

Pourquoi communiquer en Eglise ?
L’Eglise a reçu une mission du Seigneur que lui-même tenait de Dieu. Tout homme a un prix inestimable et, en Jésus-Christ, ce prix est en plénitude. L’Eglise reçoit donc la mission de l’’exprimer dans le langage le plus audible. La communication, c’est donc de déployer toute son énergie au service de cet amour qui vient de Dieu. C’est le fondement. Ce cœur de la mission doit nous rendre heureux de l’exercer en profondeur car Jésus a donné sa vie pour cela. Notre espérance s’exprime aujourd’hui encore dans la créativité des moyens que nous pouvons avoir à disposition. Par le passé, on a innové et utilisé les vitraux, l’imprimerie, la rhétorique, la prédication, aujourd’hui c’est le numérique, mais les enjeux sont les mêmes. La communauté chrétienne peut s’en saisir selon ses particularités et ses membres. C’est à traduire pour le chrétien dans sa relation humaine et lorsqu’on est dans un collectif cela se traduit par la communication sociale. L’Eglise fonde sa foi dans cette pédagogie, encouragée en cela par le concile Vatican II.
Chaque chrétien essaie de l’incarner comme il peut, bien sûr en maitrisant des techniques mais aussi en tenant compte des enjeux éthiques qui apparaissent. Il ne faut jamais être esclave de ces outils ! Il le fait au service de l’homme et au service du message de l’Evangile et de ce qu’il peut déployer. On ne peut pas garder une Bonne Nouvelle qui annonce que l’homme est sauvé par Jésus-Christ. Cette nouvelle doit réjouir tout notre être. Cet appel à communiquer n’est pas facultatif. Tout croyant touché par la Bonne nouvelle la communique, en fonction de son charisme.

Qu’en est-il d’une communication paroissiale et diocésaine ?
Un diocèse aujourd’hui est une Eglise particulière qui concentre son énergie pour dire cette Bonne Nouvelle là où elle se trouve, dans le respect de la liberté des personnes. Cependant toute personne de Tarn-et-Garonne doit être un possible destinataire de ce message car l’Evangile est pour tout homme. Le défi, c’est de rendre audible notre communication mais il faut aussi qu’elle soit bienveillante. Saint-François de Sales disait que : « c’est le cœur qui doit parler au cœur », en insistant sur l’approfondissement doctrinal, croire ce que l’on dit… Si on a ces deux dimensions, on peut faire beaucoup, que ce soit par l’écrit, l’audiovisuel. C’est un apport énorme du XVIIè pour aujourd’hui.
Si le diocèse est une Eglise particulière, c’est la communion de ces communautés qui fait le diocèse. Pour cela, chaque communauté doit se sentir porteuse, que ce soit une paroisse, une aumônerie, là où sont les humains, le message doit être partagé. Nous avons à être mobilisés, jamais repliés sur nous-mêmes pour vivre notre foi. Chacun doit faire à sa mesure, là où il se trouve, il y met tout son cœur. Je parlerais même de vigilance, pour qu’autour de nous l’on ne s’endorme pas… Nous devons inviter à déployer les talents que nous rencontrons, pour le bien de tous. Le témoignage de foi est primordial, être soi-même et rayonner, voilà notre mission à accomplir dans l’humilité.
Le monde médiatique, nous pousse en quelque sorte à ce témoignage, parfois nous insécurise. Le défi d’aujourd’hui c’est comment être vrai et libre.

A l’image du pape François ?
Oui tout à fait. Ce pape, dès son élection a bouleversé l’humanité car il est en profonde adéquation avec sa communication. Il est ce qu’il dit et ainsi rejoint en profondeur les gens touchés par son attitude. Ce charisme très grand est une grâce mais aussi un défi pour les croyants que nous sommes. Nous ne pouvons pas nous endormir sur cet acquis pour deux raisons : la proximité que cela crée est exigeante et nous ne sommes pas dispensés de communiquer nous-mêmes, au contraire ! Un exemple, son souci de l’écologie touche les gens, mais il va plus loin en nous demandant d’aller en profondeur dans la réflexion. C’est un double appel.
Ce n’est pas parce qu’il est bon qu’il n’exigerait rien. Il est aussi exigeant que communicatif ! Son exigence est un amour. C’est pour cela que nous sommes tous concernés et interpellés. C’est une grâce et une mission.

                                                                            Propos recueillis par JF Laparre
 

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