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Glorious à Caussade

4 juin 2018
Glorious à Caussade

Le concert de Glorious mêle avec justesse récital, prière, méditation et catéchèse.

« La foi, ce n’est pas compliqué »

L’espace Bonnaïs à Caussade était comble ce jeudi soir 31 mai. Le groupe de pop louange Glorious donnait un concert à l’invitation de l’ensemble paroissial de Caussade. Glorious a une quinzaine d’années d’existence grâce à deux frères Benjamin et Thomas Pouzin. Le groupe circule partout en France.
Après les derniers essais de son et avant le repas, Thomas Pouzin a bien voulu répondre à une interview pour le Bulletin Catholique
.

Comment expliquer votre succès auprès des jeunes chrétiens ?
Il y avait une réelle attente d’un groupe comme Glorious. Dès le départ l’engouement a été important et ça dure depuis 15 ans et nous en sommes au dixième album. Vous le verrez ce soir, cevie_du_diocese.jpg n’est pas qu’avec les jeunes, il y a aussi les adultes, parents et grands-parents, et les enfants. C’est en fait le visage de l’Eglise que nous rencontrons à chaque soirée. Ce qui a plu, c’est de parler de sa foi de manière décomplexée. C’est l’effet JMJ ! Nous donnons l’occasion à chacun de connecter sa vie à sa foi. Notre musique parle à tous, elle est contemporaine. Je le redis, on parle « cash», c’est direct et c’est aussi cela qui plait.
Le lien que nous établissons se fait au cours de la soixantaine de concerts que nous donnons par an. Nous avons beaucoup de retours de tous les âges, comme en ce moment sur le Cantique des cantiques, nous sommes amoureux des belles mélodies et le public aussi. L’appellation « Pop louange », vient en fait de nous, nous faisons de la variété, nos textes sont vraiment chrétiens et louent Dieu.

Vous situez-vous dans une perspective évangélisatrice ?
Oui, tout à fait. Si on travaille la forme, c’est pour toucher les gens, leur permettre de louer de façon plus simple, être plus abordable. Nous essayons de faire entendre la Bonne Nouvelle sous une forme plus audible.

Comme se déroulent vos concerts ?
Il y a trois temps dans nos soirées. Au début, notre objectif est d’aider les gens à entrer dans la louange, pour cela on use de pédagogie et on souhaite par là les aider à se débloquer. On chante, on danse, on saute…
Dans un deuxième temps, nous invitons tout le monde à s’assoir, le calme petit à petit s’installe, c’est le temps de la prière, qui devient plus personnelle. Dieu se met en rapport avec chacun de nous. Benjamin (ndlr : le deuxième frère !) donne alors un témoignage concret, tiré de la vie. Troisième temps, c’est l’explosion de joie, un final festif. Il faut être accroché ! Et la soirée se termine par le Notre Père. Dès le début nous avons proposé ce déroulement par intuition et c’est un peu l’identité Glorious.

Que diriez-vous à des jeunes qui cheminent dans la foi ?
Pour nous tous, cheminer dans la foi est une lutte intérieure, je leur dirais de le faire sans complexe. Jésus vient de l’intérieur. C’est possible d’avoir la foi et d’être dans le monde. Je sais aussi que le monde n’est pas simple. Mais il n’y a rien de plus cool que de croire en Jésus ! La foi ce n’est pas compliqué, c’est d’abord un cœur à cœur avec lui. Si je peux donner un conseil : lisez l’évangile tous les jours, ça aide !

Pour vous, finalement, Glorious, c’est quoi, un métier, une mission ? Comment envisagez-vous l’avenir ?
Pour moi, c’est une vocation et je suis pleinement dans mon rôle de baptisé. C’est aussi mon métier et mon gagne-pain. C’est Dieu qui nous permet de vivre tout cela. Nous en récoltons les fruits. Ne dit-on pas que l’on juge l’arbre à ses fruits ? Tant que nous avons des retours importants, que les gens nous disent qu’ils sont heureux nous continuerons. J’ai 34 ans, je suis compositeur, chanteur et réalisateur. Il y aura sans doute des évolutions comme former des jeunes, accompagner des groupes ou encore réaliser des albums pour d’autres artistes. Je suis confiant.

                                                           Propos recueillis par JF Laparre

Pour voir les photos, cliquez ici

Un objectif pastoral

« S'il est difficile de mesurer l'impact d'un concert comme celui qui a eu lieu à Caussade le 31 mai dernier, l'objectif pastoral semble avoir été atteint. S'investir dans une telle aventure n'a rien d'anodin : c'est un choix positif qui va bien plus loin que le seul événement. Derrière la musique, une technique de qualité professionnelle et un vrai témoignage chrétien, le pasteur que je suis souhaitait rendre plus de crédibilité à la foi auprès des jeunes, leur montrer que la pratique religieuse ne se réduit pas à une petite heure hebdomadaire réservée aux plus de 80 ans. C'était aussi l'occasion de donner une image un peu moins jaunie de l'Eglise vécue dans le Caussadais. La belle surprise qui s'est ajoutée à ces deux premiers objectifs a été la forte participation des vieux (et ce mot n'a rien de péjoratif) qui ne vivent pas leur foi de cette manière et qui ont voulu ainsi exprimer leur soutien aux jeunes générations qu'ils ne comprennent pas toujours mais qu'ils aiment fraternellement. »

                                                                            Abbé Jérôme Pinel,
                                                                                    curé de l’ensemble paroissial de Caussade

 

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