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Voici venir le temps de la conversion….

23 février 2017

Entrer en Carême avec le pape François

Comme chaque année le pape a publié son message de Carême qui est, pour chaque catholique, comme une « feuille de route ». Il est donc important de le lire et de le suivre pour en faire non pas un vœu pieux mais une réalité vécue. Bien sûr d’autres propositions sont données comme, en premier lieu, celles qui sont présentées dans ce numéro et, particulièrement, les livrets, conférences, veillées de prières, campagnes de Carême. Il y a largement de quoi nourrir nos « bonnes intentions de Carême ».

billet.jpgLe pape nous y invite en rappelant que le temps du Carême « nous adresse toujours un appel pressant à la conversion ». C’est cet appel qu’il va développer dans son message où, prenant appui sur la parabole du pauvre Lazare et de l’homme riche (Luc 16, 19-31), il nous rappelle que nous devons « revenir à Dieu de tout notre cœur » (Joël 2,12). Les moyens que l’Eglise indique avec insistance sont toujours les mêmes : le jeûne, la prière et l’aumône. Mais le récit de l’évangile de Lazare et du riche inspire des accents parfois oubliés par nos cœurs endurcis.La première chose est d’abord de lire ce passage de saint Luc pour bien saisir ce que Jésus veut dire à travers les deux personnages. L’un, le pauvre, a un nom, Lazare qui en hébreu veut dire « Dieu vient en aide ». Mais il est décrit avec un réalisme tragique. Il est pourtant comme tout être humain une personne qui porte en lui-même l’image de Dieu (Genèse, 1, 27). Le pape note que bien que cet homme soit « comme invisible aux yeux du riche, il nous apparaît connu et presque familier ». De là il en déduit que ce Lazare est aimé de Dieu, que Dieu se souvient de lui et qu’il est pour nous un « don ». L’autre, en effet, est toujours une personne qui nous est donnée par Dieu et nous fait revenir à Dieu qui en est la source. Dans la conversion que l’Eglise, à la suite du Christ, nous demande il y a la conversion du regard, le changement de regard sur l’autre. Le pape partant de cet enseignement de la parabole nous ramène à cette nécessité du regard d’amour et de miséricorde envers tout autre. Chaque rencontre est la rencontre avec une personne-don (expression de saint Jean-Paul II).

Le péché nous rend aveugles
L’autre personnage, le riche, lui, n’a pas de nom. Il est décrit dans un déploiement de richesse quotidiennement étalée. Le pape souligne qu’il est prisonnier d’un triple péché (l’argent, la vanité, l’orgueil). Et il cite saint Paul : « La racine de tous les maux, c’est l’amour de l’argent » (1Tm6, 10). L’argent est la cause de bien d’autres péchés : la jalousie, la haine, l’envie, le meurtre…Il peut nous dominer et nous enfermer dans notre égoïsme. Ce riche est devenu vaniteux seulement préoccupé de parader. Enfin l’orgueil de son propre « moi » le rend aveugle : il ne voit pas le pauvre Lazare affamé, moribond devant sa porte.

La Parole (de Dieu) est un don
Les deux hommes meurent et ils découvrent que « nous n’avons rien apporté dans ce monde et que nous n’en pourrons rien emporter » (1Tm 6, 7). Le regard se tourne vers l’au-delà et ce riche appelle Abraham à son secours (il se souvient de Dieu au moment où il va mal mais ne s’en est guère préoccupé de son vivant). Il reconnaît aussi Lazare naguère ignoré pour qu’il lui rende service. Là encore l’égoïsme l’emporte. Il oublie où il est, qu’il est trop tard et que ses frères pas plus que lui n’ont écouté la Parole de Dieu, ils se sont fermés à l’enseignement des prophètes et ce refus de recevoir la Parole de Dieu amène à se détacher de Dieu et donc du prochain. Nous avons à bien intégrer ce lien entre le don de Dieu et le don de l’autre : « Fermer son cœur au don de Dieu qui nous parle a pour conséquence la fermeture de notre cœur au don du frère » écrit François.

Ces 40 jours de conversion qui commencent le 1er mars sont une grâce parce qu’ils vont nous permettre de nous situer en vérité devant le Seigneur, à l’écoute de sa parole (à commencer par la lecture de cet évangile et des lectures du livret diocésain), dans le désir profond de changer de mentalité. En laissant venir en nous la Parole de Dieu nous serons conduits à regarder toute personne comme le Christ nous regarde et à l’accueillir comme un don. Et nous implorerons la miséricorde divine en recevant le sacrement du pardon, en priant les uns pour les autres, en « ouvrant notre porte aux faibles et aux pauvres ». Alors nous pourrons connaître la joie de Pâques, la joie du ressuscité.

 signature mgr ginoux.jpg

« Chaque rencontre est la rencontre avec une personne-don »
                                                      Saint Jean-Paul II



 

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