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Service civique en Eglise

17 juillet 2017
Service civique en Eglise

Camille, entourée de Christophe, délégué de la délégation du Quercy et Stéphanie, animatrice du Secours catholique dans le Lot

Répondre à une soif d’engagement


Le service civique est un dispositif de volontariat mis en place en 2010 pour répondre à la soif d’engagement des jeunes à travers des missions proposées par des associations agréées. En 2011, l’Eglise en France lançait une plateforme avec des services et mouvements. Camille et Pierre en ont fait l’expérience dans le diocèse de Montauban.

L’Église en France a lancé en juin 2011 une plate-forme ecclésiale pour le service civique avec plusieurs mouvements et services d’Église. Les responsables nationaux de la pastorale des jeunes assurent que le service civique a un impact quadruplement positifsur le volontaire, la structure d’accueil, l’Église et la société. Depuis quelques temps, la délégation du Quercy du Secours catholique a fait ce choix comme l’expliqueElisabeth Maiple, animatrice: « Nous avions eu, il y a quelques années, une volontaire civique pour les activités Jeunes. La démarche avaitvie_du_diocese.jpg été intéressante et très concluante. Puis nous avons mis cela en stand-by avec l'arrivée d'un nouveau délégué. Aujourd'hui nous souhaitons vraiment poursuivre cette dynamique avec ce type d'engagement qu’est le service civique. »

Au service de tous

Depuis plusieurs mois, c’est le cas de Camille Ligou et c’est presque par hasard qu’elle a reçu cette proposition : « Je ne m'attendais vraiment pas à faire un service civique au Secours catholique, je ne suis même pas baptisée ! Mais, un jour, en venant boire le café avec ma grand-mère à l’accueil de la délégationoù elle est bénévole, j'ai croisé Élisabeth Maiplequi m'a proposé de faire un service civique dans cette association et j'ai accepté. » Très vite, elle se rend compte que ce qu’elle découvre de ce lieu d’Eglise est en adéquation avec ses convictions profondes : « J'ai toujours aimé être à l'écoute des autres, j'ai souvent fait du bénévolat, par exemple l’été à Lourdesauprès des malades ou en aidant au repas de Noël des isolés à Montauban. » Les objectifs de Camille pour sa mission étaient essentiellement centrés sur le soutien à l'animation de projets collectifs et conviviaux. Sa mission secondaire était la capitalisation et la valorisation de la parole des personnes. Elle était donc réellement en contact avec les acteurs du Secours catholique. Au départ, elle a pu rencontrer un regard à la fois interrogateur et méfiantde la part des personnes accueillies mais très rapidement la confiance et l'envie de partager des choses se sont instaurées et aujourd'hui Camille fait partie de « leur deuxième famille », relate Elisabeth Maiple qui l’a accompagnée dans sa mission : « L'enthousiasme, la pertinence des questions posées, sa réactivité, sa jeunesse, sa disponibilité sont incontestablement des « plus »qu’elle a mis au service de tous. De son côté, Camille a également acquis de la maturité, de l'écoute. » Un avis largement partagé par la jeune volontaire : « Cette expérience m'a permis de prendre confiance en moi. J’ai pu partager beaucoup de choses avec les personnes rencontrées durant ma mission. J'ai tout de suite été acceptée chaleureusement. Le Secours catholiqueest un lieu où on accueille tout le monde, on est unis dans la fraternité. »

Grandir en humanité

Autre lieu d’Eglise à faire appel à des jeunes volontaires, la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC). Pierre Renard, jeune montalbanais, membre du bureau national, dit pourquoi : « Depuis plusieurs années, l’objectif est de redynamiser le mouvement. Faire appel à des jeunes en service civique apporte des forces vives notamment dans les équipes locales. La mission confiée va dépendre de la situation mais très souvent ils sont là pour « booster » la communication, organiser des évènements. On s’aperçoit que leur présence et leur action valorise le travail des bénévoles dans les équipes. » Quand on l’interroge sur le profil de ces jeunes en service civique au sein de la JEC, il insiste sur leur diversité. « Bien sûr, on leur demande un minimum de connaissance de l’Eglise en général et de la JEC en particulier, ce n’est pas anodin de faire son service civique dans un mouvement comme le nôtre. Mais en même temps on reste très ouvert. Ce qui compte c’est qu’ils partagent les valeurs que nous portons tels que l’accueil, le partage, le respect de l’autre… » Lui-même a effectué un service civique au sein du pôle évangélisation jeunes en 2016 avec comme double objectifs de développer une équipe JEC sur Montauban tout en participant à la logistique des JMJ de Cracovie. « Cette expérience m’a apporté de la maturité, une plus grande capacité à écouter les autres. Je pense qu’en faisant un service civique en Eglise on grandit en humanité. »
                                                                                       S. Bégasse

 

 


 

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