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Ressuscité pour le monde

19 avril 2017
Ressuscité pour le monde

Initiative lancée par le Pape François en 2014 : « un appel pastoral fort pour vivre intensément le sacrement de la confession

Journée du pardon

Le samedi 8 avril, veille de l’entrée dans la Semaine sainte, des journées du pardon avaient lieuà la cathédrale et à l’abbatiale de Moissac. Une démarche de foi personnelle mais également missionnaire.

Dès 8 h 30, ce samedi 8 mai, veille de la fête des Rameaux,le Christ en croixest exposé sur le parvis de la cathédrale, devant les portes grandes ouvertes, attirant le regard de nombreux montalbanais se rendant au marché tout proche. Ainsi s’ouvre cette journée du pardon ou plus précisément les « 24 heures pour le Seigneur », initiative lancée par le pape François en 2014, « un appel pastoral fort pour vivre intensément le sacrement de la confession ». A 9 h, une trentaine de personnes sont rassemblées pour vie_du_diocese.jpgprier les laudes. Sylviese réjouit de cette initiative : « Le pardon, c’est essentiel dans ma vie, j’attends que cela me relève, me conduise sur le chemin de la Résurrection. C’est difficile de le faire comprendre à mes proches alors je viens me ressourcer en communauté. Pour moi, la journée du pardon est une démarche avec des frères et des sœurs. » Pendant la messe qu’il célèbre ensuite, Mgr Ginoux rappelle que le pardon reçu fait de nous des disciples missionnaires qui osent annoncer la Résurrection. De fait, si pendant 24 heures, des chrétiens vont rencontrer des prêtres pour se confesser, prier et adorer sans relâche le Saint sacrement, certains sont aussi envoyés dans la ville pour être témoin. Daniel est l’un d’eux et, depuis plusieurs années, il relève le défi : « Nous partons deux par deux à la rencontre des gens, sur le marché ou dans les rues du centre-ville. Ce matin, par exemple, nous distribuons un feuillet sur lequel sont indiqués les horaires des célébrations de Pâques. Mais on y trouve également une prière et une information sur ce qui se vit aujourd’hui à la cathédrale. L’accueil des passants peut être très réservé, certains même nous rejettent. Mais on trouve toujours des personnes qui aiment discuter, aller plus loin. Cette démarche est importante, nécessaire, d’ailleurs Mgr Ginoux y participe chaque fois. On pourrait parfois être un peu découragés mais nous sommes soutenus par la prière des frères et on sait que le Seigneur est à l’œuvre. » Ce matin, Marie, Amélie et Apolline, élèves de 3è qui préparent leur confirmation, sont venues à la messe et elles feront la démarche vers le sacrement du pardon, « un geste qui libère », pour reprendre leurs mots. Elles sont aussi volontaires pour aller à la rencontre des passants. « On va porter un message, on se sent comme des missionnaires. C’est un peu une aventure ! »

Pardonnés et envoyés

A l’autre bout du département, ce même jour, l’ensemble paroissial de Moissac propose également une journée du pardon. L’abbé Pierre Hoan, administrateur du lieu, y voit une invitation au repos, à la prière et la réconciliation. « Cette journée est destinée à ressourcer notre vie spirituelle enpensant à Dieu et aux autres.Je pense qu’il est également urgent d’appeler les chrétiens à revenir au sacrement du pardon. Je sais que ce n’est pas un travail facile car beaucoup d’entre eux ont perdu cette habitude depuis longtemps. Certains ne se confessent plus depuis 10, 20, même 40 ans. Mais si on explique longuement l’importance de recevoir cette grâce, les gens reviendront. » C’est le cas de Monique, venue aujourd’hui comme chaque année depuis que cette initiative existe à Moissac : « Je ne me confessais plus depuis très longtemps et j’ai repris ce chemin à l’occasion d’une journée du pardon. On est dans une dynamique communautaire et ça donne du sens à cette démarche. » Ici comme à la cathédrale, apports bibliques et lectio divina sont au programme pour nourrir la foi et la réflexion des participants. Autre point commun, le cœur à cœur avec Dieu suscité par la prière, l’écoute de la Parole et le sacrement du pardonn’est pas déconnecté du monde extérieur mais au contraire prépare les chrétiens à vivre leur foi dans le monde, comme l’explique Pierre Hoan : «Face au progrès et la révolution de la modernité de la société, les chrétiens ne peuvent pas rester en dehors. Ils vivent dans cette révolution et eux-mêmes doivent être des révolutionnaires. Au Congrès ecclésial du diocèse de Rome le 17 juin 2013, le pape François a rappelé « qu’un chrétien, s'il n'est pas un révolutionnaire en ce temps, n'est pas chrétien. Il doit être révolutionnaire par la grâce. » C’est pourquoi, pour cette journée du pardon, nous avons proposé une conférence sur la Doctrine sociale de l’Eglise, confiée à Robert Gimenez. Pour rappeler aux paroissiens que la Doctrine sociale de l’Eglise est un référentiel de valeurs dans lequel peut s’exercer librement la conscience humaine.»

                                                                                     S. Bégasse
 

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