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Pour une vie dans le Christ

25 janvier 2018

Foi, espérance et charité, pour une vie dans le Christ
 

C’est en effet le programme chrétien par excellence : Jésus demande que ses disciples agissent comme lui, comme il en a donné l’exemple. Pour quelle raison ? Pour qu’ils soient heureux d’un bonheur que personne ne pourra leur enlever, celui d’être aimé de Dieu et de l’aimer.

L’être humain, parce qu’il est créé par Dieu à son image et à sa ressemblance, ne trouve le bonheur durable que lorsqu’il est de plus en plus semblable à Dieu, c’est-à-dire lorsque sa vie le met dans l’attitude filiale de Jésus devant son Père. Nous sommes faits pour Dieu mais nous ne pouvons pas atteindre ce bonheur par nos propres forces. Il vient de la grâce de Dieu, il est un don que nous pouvons accueillir et laisser grandir. Quand Jésus appelle ainsi il laisse la liberté de la réponse : à l’homme riche qui pourrait le suivre Jésus dit : « Une seule chose te manque, vends tout ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres puis viens et suis-moi » (Luc 18,22). Bien sûr cet homme devait renoncer à des biens mais c’était pour un bien supérieur à la valeur incalculable. Par pure grâce je suis associé à la vie en Dieu puisque depuis mon baptême la Trinité vit en moi. Il suffit que j’utilise les moyens offerts pour que grandisse la vie divine et que ma vie ici-bas soit une préparation à la vie éternelle qui est déjà commencée. Pour cela, entre autres moyens surnaturels, ma vie est informée par les vertus théologales qui viennent de Dieu et agissent en moi, selon ma propre liberté, pour me rendre capable de choisir une vie et des actes conformes à ma qualité d’enfant de Dieu. Ces vertus théologales sont la foi, l’espérance et la charité. Elles sont les principes de ma vie surnaturelle qui ne se superpose pas à ma vie naturelle mais la transfigure, l’élève à la vie en Dieu.

La foi
Elle est la vertu théologale qui permet à notre intelligence de croire en Dieu révélé par Jésus-Christ et enseigné par l’Eglise. La foi est l’acte conscient par lequel je me remets totalement à Dieu. Mais soyons clair : quand nous parlons d’intelligence il ne s’agit pas de compréhension intellectuelle mais d’une perception intérieure qui saisit la présence divine et sa révélation. C’est pourquoi le Christ peut dire : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te bénis d’avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l’avoir révélé aux tout-petits » (Luc 10,21). Il dira encore : « Celui qui est le plus petit parmi vous tous c’est celui-là qui est grand » (Luc 9,48). La foi ne vient pas de notre capacité à comprendre le mystère de Dieu (quelle prétention !) mais à l’accueillir dans notre cœur, simplement dans la confiance, librement. C’est le point de départ de ma vie en Dieu : je crois, je veux croire. Dès le baptême, la profession de foi m’engage dans la foi en Dieu, Père, Fils et Esprit-Saint. Le disciple du Christ professe la foi, en vit et en témoigne par ses actions. La foi est un don qui se cultive par la prière et les sacrements.

L’espérance
La vertu théologale d’espérance est un autre don divin lié à la foi. Nous désirons le bonheur avec le Seigneur ici-bas et dans l’éternité (nous l’avons dit au premier paragraphe) et cette promesse nous tient en attente de sa réalisation : « Gardons indéfectible la confession de l’espérance, car celui qui a promis est fidèle » (Hébreux 10,23). L’espérance me conduit parce que Dieu est fidèle et tient toujours sa promesse. Il promet de nous donner sa grâce en ce monde et le bonheur éternel dans l’autre. Nous pouvons tout espérer de la grâce de Dieu. Le chemin des Béatitudes montre que l’appel au bonheur de la vie dans le Christ, s’il passe par bien des épreuves, conduit au salut éternel et à la joie d’être avec le ressuscité. A nous aussi, chrétiens, de « rendre compte de l’espérance » qui nous habite (1Pierre 3,15), c’est-à-dire de porter au monde notre conviction que le Sauveur est à l’œuvre pour son salut.

La charité
Par la vertu de charité j’aime Dieu par-dessus tout et mon prochain comme moi-même. Il faut entendre le terme de « charité » comme l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs. Cette vertu rend capable de vivre le double commandement de l’amour : « Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15,12). Saint Paul (1Corinthiens 13,4-7) développe ce qu’est la vertu de charité et sa mise en pratique. Parlant des trois vertus théologales le même saint Paul affirme : « A présent les trois demeurent : foi, espérance et charité, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité » (1Corinthiens 13,13). Elle est, en effet, l’origine : « Dieu est amour », Il nous a aimés le premier (1 Jean 4,10), tout amour (au sens chrétien d’amour offert) vient de Dieu. Je ne peux aimer à la manière du Christ que si l’amour de charité en moi vient de lui. Toutes les vertus sont inspirées et animées par la charité « qui ne passera jamais ».

En résumé, ma vie dans le Christ se vérifie quand je peux dire en vérité :
Seigneur, je crois en toi de tout mon cœur
Seigneur, j’espère en toi de toutes mes forces
Seigneur, je t’aime, apprends-moi à aimer les autres et à pardonner.

 

Mge Bernard Ginoux
 

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