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Organisation pastorale du diocèse

9 octobre 2017
Organisation pastorale du diocèse

Les nouveaux doyennés du diocèse.

 Les doyennés et les doyens

En 2014, des zones pastorales étaient constituées dans le diocèse de Montauban. Elles l’ont été pour une période transitoire en attendant la constitution de doyennés prenant en compte de nouvelles réalités pastorales mais aussi démographiques. De nouveaux doyennés viennent d’être créés (Cf. Décret page 326 ), c’est l’occasion de bien comprendre leur fonction et de préciser le rôle des doyens.
Le chancelier du diocèse, l’abbé Louis Albert donne des précisions à cet égard. Mgr Ginoux définira prochainement le champ pastoral des doyens selon les orientations diocésaines.

vie_du_diocese.jpgPourquoi créer des doyennés ?
Je vous rappelle que la cellule de base de l’Eglise catholique est le diocèse, cette « portion du peuple de Dieu confiée à un évêque pour qu’il en soit avec la coopération du presbyterium, le pasteur propre ». Je cite le Canon 369. Normalement, le diocèse est divisé en paroisses qui, nous précise le Can.515 § 1, sont « des communauté précises de fidèles, constituées d’une manière stable et dont la charge pastorale est confiée à un curé, comme à son pasteur propre, sous l’autorité de l’évêque diocésain ». Comme ces deux structures, en principe géographiques, ne sont pas entourées de murailles infranchissables, que ni l’évêque, ni le curé ne sont pas des potentats, seuls maîtres chez eux, et que les brebis de leurs troupeaux vont et viennent, un minimum de regroupement s’impose pour un minimum de coordination pastorale, c’est l’objet des doyennés. De même que le premier regroupement au niveau des diocèses est la province ecclésiastique, le premier regroupement au niveau des paroisses est le doyenné.

Comment se situent les doyens dans cette organisation ?
Curieusement, pas plus que son aîné de 1917, et contrairement au Code Oriental qui précise que c’est « un district comprenant plusieurs paroisses » (je cite le Can. 276 § 1 de ce Code), le Code de 1983 ne définit pas le doyenné mais insiste sur la personne du doyen. D’abord, au Can.553 § 1, il commence par nous dire que son nom exact est vicaire forain mais que l’on peut l’appeler aussi doyen ou encore archiprêtre ou encore autrement. C’est ainsi que, dans quelques diocèses de France, ce que l’on appelle les secteurs ou les zones sont en réalités des doyennés. C’est dire que le vocabulaire n’a qu’une importance toute relative.
Dans notre diocèse, comme dans les autres diocèses de France, le découpage du diocèse en doyennés date de la Constitution civile du clergé et du Concordat de 1801 et était conforme au découpage administratif : une seule paroisse par commune dont le curé était payé par l’Etat, les autres étant nommées succursales dont les desservants étaient payés par les communes et un doyenné par chef-lieu de canton, donc 30 pour notre diocèse.

Alors que dit le Code sur ces doyens ?
D’abord, qu’il est nommé par l’évêque après une certaine concertation avec les autres prêtres (Can. 553 § 2). Contrairement au Code de 1917, cet office n’est pas lié à une paroisse spécifique. Il est nommé pour un temps déterminé, chez nous, 5 ans renouvelable.
Sa fonction est de plusieurs ordres. En plus des facultés qui lui sont accordées par le droit particulier, il doit promouvoir et coordonner une action pastorale commune sur l’ensemble du doyenné et veiller à ce que les prêtres et les diacres de son doyenné ne fassent pas scandale, que la vie religieuse et liturgique soit assurée convenablement, que les registres paroissiaux soient bien tenus et écrits de façon lisible… ce n’est pas dans le code, mais c’est moi qui l’ajoute !
Il doit veiller à ce que les biens de l’Eglise soient administrés avec soin. Actuellement, c’est surtout du ressort de l’économe diocésain. Il doit aussi veiller à ce que prêtres et diacres se réunissent de façon régulière pour étudier ensemble. Il doit veiller à la santé physique et spirituelle des prêtres et en cas de décès, préparer avec soin les funérailles. Il doit aussi visiter les paroisses du doyenné.

Je voudrais aussi dire un mot sur l’articulation entre les doyens et le conseil du presbyterium. Bien avant le Concile existait un conseil des doyens qui se réunissait à intervalles réguliers. Vint le Décret conciliaire sur les prêtres et le Code de 1983 qui a canonisé ce conseil presbytéral. Comme notre diocèse est très obéissant, un conseil presbytéral a été institué. Par la suite, répondant au vœu du Concile dans Presbyterorum ordinis, le Code de 1983 fera une obligation d’avoir un conseil presbytéral composé pour moitié environ de membres élus.
Actuellement, outre des membres de droit, le conseil du presbyterium est issu de prêtres issus des zones provisoires : le responsable élu par l’évêque est doublé par un membre élu au sein des prêtres de cette zone. S’y ajoute aussi un prêtre élu par les prêtres retraités. Comme le souhaite la charte sur les prêtres fidei donum présenté aux évêques à la dernière Assemblée de Lourdes, on devrait aussi faire en sorte que, je cite « un ou plusieurs prêtres fidei donum soit représenté au conseil du presbyterium », ce qui est le cas chez nous, même s’ils y sont présents, non à ce titre, mais à celui de leur charge pastorale.


Propos recueillis par JF Laparre, à la suite de l’assemblée du presbyterium du 2 mai 2017.
 

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