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Ordination sacerdotale

25 avril 2017
Ordination sacerdotale

je souhaite, à l’image du Christ, être au service des autres.

Jean Louis Mothe, futur prêtre

Jean-Louis Mothe sera ordonné prêtre le 25 juin après six années de formation et de discernement. A 50 ans, il a fait le choix de changer de vie et espère bien réveiller la foi qui sommeille dans les cœurs.


Jean- Louis Mothe, vous serez ordonné prêtre pour le diocèse de Montauban le 25 juin 2017, quel est votre parcours ?
Je suis gascon ! Originaire de Gimont dans le Gers. J’ai été agent de maitrise dans l’agroalimentaire. J’ai 50 ans et j’ai été trois ans au séminaire à Ars pour la philosophie et ensuite trois ans à Toulouse pour étudier la théologie. Je vais terminer mon année diaconale pendant laquelle j’ai partagé mon temps entre le pôle évangélisation jeunes et l’ensemble paroissial de Castelsarrasin. J’ai passé en tout quatre années à Castelsarrasin en insertion pastorale.

vie_du_diocese.jpgComment s’est passé cette insertion pastorale?
Très bien, j’ai apprécié que l’on me laisse plusieurs années au même endroit, j’ai besoin de temps pour m’insérer et bien connaitre les gens. Je me suis bien adapté, d’autant que l’on m’a confié des responsabilités, comme celle de l’aumônerie des jeunes du collège. J’ai découvert qu’ils étaient demandeurs de spirituel, nous avons donc développé des propositions en ce sens et nous avons constaté une nette augmentation de la fréquentation de l’aumônerie. C’est plutôt positif. Pour les préparations aux baptêmes, j’aime le contact avec les jeunes couples. Au fil des rencontres, on voit leur regard changer sur l’Eglise. Je les accompagne avec une laïc, cela nous procure beaucoup de joie de les préparer et aussi de célébrer ces baptêmes. J’assure aussi des permanences d’accueil à la maison paroissiale. On n’imagine pas l’importance que revêt la première rencontre. Nous avons encore beaucoup à progresser pour que cet accueil réponde aux demandes des gens. Nous sommes encore trop dans des habitudes ou des schémas dépassés, il y a un véritable besoin de renouvellement de nos pratiques en la matière.

Vous célébrez aussi des funérailles ?
Oui, il y a deux équipes funérailles. Nous devons faire passer un message d’espérance, c’est pourquoi je travaille beaucoup mes homélies et puis je crois que la liturgie est importante, on doit être rigoureux et respecter les gestes, le sacré a du sens pour les gens.

Dans quel état d’esprit êtes-vous dans la perspective de votre future ordination sacerdotale ?
Cette année diaconale m’a confirmé que je me sentais bien à ma place. Ce que je vis avec la pastorale est très positif. Les six années de séminaire sont faites pour nous permettre d’étudier d’approfondir la Parole de Dieu mais elles sont aussi là pour nous proposer un chemin de discernement. Bien sûr, l’ordination est une grâce, elle nous « dit » comment vivre notre ministère. La prière, ainsi que la lectio divina, nous aide aussi en ce sens.

La messe chrismale qui a eu lieu en début de Semaine sainte est un temps fort de communion pour le diocèse, comment l’avez-vous vécu ?
Etre uni à l’évêque et aux autres prêtres du diocèse est fondamental. L’évêque, à l’image du Christ, rassemble les prêtres et les diacres autour de lui. Le Christ n’a pas voulu rester seul, il a appelé douze apôtres. Il a voulu partager et déléguer cette charge avec eux, pour qu’eux aussi annoncent la Parole de

Lors de la messe chrismale, qui manifeste l’unité de toute l’Eglise diocésaine autour de son évêque, les prêtres renouvellent leurs promesses sacerdotales : vivre toujours plus unis au Seigneur Jésus, chercher à lui ressembler, renoncer à eux-mêmes, être fidèles aux engagements attachés à la charge ministérielle, célébrer les sacrements, annoncer la Parole de Dieu avec désintéressement et charité.

Dieu. Le Christ leur a montré le chemin à suivre. Cette relation à l’autre est essentielle comme l’estle service puisqu’il nous dit en premier d’aller voir les malades et les pécheurs. Pour le curé, être en communion est essentiel, on n’est pas le pape chez soi, ça peut même être dangereux ! Je me méfie du piédestal, je souhaite,à l’image du Christ, être au service des autres. Plus largement, on n’est pas chrétien tout seul, d’où l’importance des rassemblements dominicaux. Pour le futur prêtre que je suis, le lien avec les autres prêtres est important, même si ceux de ma génération sont peu nombreux. La moyenne d’âge du presbyterium est élevée, il reste que vivre en communion avec eux est possible. Et puis, il y a aussi les amis et les autres prêtres que j’ai connu au séminaire. La Parole de Dieu ne nous appartient pas, on doit la partager, pour cela il faut savoir s’adapter, c’est ce que l’on fait lorsque l’on va aux périphéries ou rencontrer des familles en difficulté. J’espère savoir être à l’écoute des autres, c’est un des avantages d’avoir exercé une responsabilité professionnelle, être relationnel, sociable, ne pas juger. Dans mes rencontres en paroisse, je suis surpris de découvrir, au cours d’échanges, des personnes qui ont tout compris, sans forcément être très instruites, des gens simples qui vivent la charité.

                                                                  Propos recueillis par JF Laparre

 

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