Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

 
 
Document Actions

Le frère Jean-Christophe Kirumara a été institué lecteur et acolyte

18 mai 2017
Le frère Jean-Christophe Kirumara a été institué lecteur et acolyte

Des frères Bene Yozefu ont accompagné Jean-Christophe lors de cette étape vers le diaconat

Congrégation des Bene Yozefu

Au lendemain de la marche de nuit des vocations, le dimanche 7 mai, lors de la messe à la cathédrale qui accueillait tous les marcheurs, l’évêque de Montauban procédait à l’institution du lectorat et de l’acolytat du frère Jean-Christophe Kirumara. Ce frère burundais de la congrégation des Bene Yozefu fait actuellement des études à la faculté de théologie de Toulouse et séjourne à Piac. Un projet d’implantation d’une communauté de frères dans le diocèse est en train de voir le jour.

Frère Jean-Christophe, Pourquoiêtes -vous entré dans la congrégation des Bene Yozefu ?
J’avais 20 ans quand j’ai postulé, il y a eu trois de formation avant que je ne prononce mes vœux. Je me suis senti appelé et il y a eu un véritable travail de foi qui s’est opéré en moi. Une communauté Bene Yosefu était implantée dans ma paroisse et j’ai pu voir le travail des frères. Ils étaient impliqués dans l’enseignement primaire. Il y avait tout particulièrement un frère qui m’a beaucoup motivie_du_diocese.jpgvé, il s’occupait de l’Action catholique et spécialement du MEJ (Mouvement eucharistique des jeunes) et enseignait le chant. Son témoignage m’a beaucoup marqué. Petit à petit, je me suis mis à côtoyer les frères.

Quelle est l’origine de votre congrégation ?
Elle a été fondée en 1944 par un évêque belge qui était au Burundi, Mgr Antoine Grauls. Il voulait qu’à chaque fondation de paroisse, il y ait aussi la fondation d’une école. Des jeunes gens étaient sollicités pour aider les prêtres, faire de l’encadrement dans les écoles. Notre champ d’action, c’est toujours l’éducation. Aujourd’hui nous sommes aussi présents dans les soins de santé, avec des dispensaires, une clinique, nous collaborons aussi avec le diocèse par le biais d’une imprimerie et d’un garage pour l’entretien des véhicules. L’éducation est vraiment notre priorité avec ce que l’on peut appeler l’éducation formelle comprenant des

Mgr Ginoux, en présence du frère Alexis,
supérieur général, a confié au frère Jean-Christophe
le ministère du lectorat et de l’acolytat

écoles primaires et secondaires et l’éducation non formelle qui a pour objectif l’encadrement et la formation des jeunes ruraux. Nous avons des centres de formation rurale où on peut apprendre un métier et où nous formons ces jeunes pour qu’ils soient en capacité de se prendre en charge. Bien sûr, nous continuons à collaborer dans les paroisses.
Notre congrégation dénombre une vingtaine de communautés pour environ 150 frères.

Vous parlez de frères, cependant vous avez été institué lecteur et acolyte dimanche dernier, qui sont des étapes vers le diaconat en vue du presbytérat, il y a donc aussi des prêtres parmi vous ?
Oui, mais il est vrai que notre fondateur n’avait pas prévu le sacerdoce pour les frères, notre congrégation avait un caractère laïc, sans tout de même fermer la porte à cette possibilité. En 1988, lors d’un chapitre général, il a été dit que la dimension sacerdotale devenait nécessaire. Si je résume, ce choix est la conséquence de plusieurs constats dont le fait qu’il y a un grand nombre de frères et d’un autre côté des prêtres moins nombreux qu’auparavant. Il est bon de préciser que le sacerdoce n’est en rien automatique. C’est la conjonction de deux volontés : celle du frère et celle de la congrégation.

Qu’en est-il pour vous et quel est le lien avec votre présence en France?
Je me prépare donc au diaconat en vue du sacerdoce. Ce choix est apparu quand j’étais au Burundi comme une nécessité pour aider mes confrères dans un esprit de plénitude du service. C’est pour moi différent de ma vocation religieuse qui est ma vocation première. A ma grande surprise, j’ai été envoyé en France pour faire des études. Je suis arrivé en 2011 chez les sœurs de la Miséricorde de Moissac, avec qui ma congrégation a des liens importants. Je séjourne à Piac et prend part à la vie de la communauté et à la formation. Nous fréquentons aussi la paroisse de Moissac. Je poursuis des études à la faculté de théologie de Toulouse, c’est ma deuxième année et je devrais achever ce cycle en 2018. Le diocèse de Montauban soutient financièrement ces études, à l’issue d’un accord entre ma congrégation et les deux diocèses, celui de Montauban et celui du Burundi qui a donné son autorisation. Nous sommes vraiment dans le cadre de l’universalité de l’Eglise.                                                            

                                                                  Propos recueillis par JF Laparre
 

<< Go back to list