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En pèlerinage, faire vivre une expérience spirituelle et ecclésiale

16 juin 2017
En pèlerinage, faire vivre une expérience spirituelle et ecclésiale

La joie d’accompagner des pèlerins à Fatima en mai dernier

Martine Salomon, directrice des pèlerinages

Depuis six ans, Martine Salomon dirige le service des pèlerinages. Une mission aux facettes variées qu’elle porte avec enthousiasme et sens de l’Eglise diocésaine.

En septembre 2011, Mgr Ginoux vous nommait directrice des pèlerinages diocésains. Depuis, vous en avez organisé et accompagné un certain nombre. Comment se fait le choix des destinations ?
Je choisis souvent des lieux que j’ai envie de faire découvrir parce que personnellement ils m’ont touchée. Mais je m’appuie beaucoup aussi sur l’expérience des autres diocèses. Les rencontres nationales sont, à ce titre, très intéressantes et partager avec d’autres directeurs est toujours une source d’idées. Je demande ensuite à l’abbé Séguy, prêtre référent du service et à Mgr Ginoux de valider rencontre.jpgces propositions.

Quels sont les critères pour établir un programme ?
Il me semble important tout d’abordd’être en phase avec l’Eglise universelle,par exemple en proposant un pèlerinage là où va se vivre une commémoration importante. Je pense à Fatima où nous nous sommes rendus récemment pour fêter le centenaire de la première apparition de Notre-Dame. Mais avant cela il y a eu le 850e anniversaire de Notre-Dame de Paris en 2013, un voyage en Pologne, sur les pas de saint Jean-Paul II en 2014… Le pèlerinage n’est pas que géographique, il nous déplace aussi dans le temps et nous relie à nos racines chrétiennes. Visiter la Grèce, c’est suivre saint Paul ; la Terre sainte, comme en janvier prochain, c’est découvrir avec tous ses sens le pays de Jésus…

Vous proposez également des circuits plus courts, plus proches. Cela vous parait nécessaire ?
Dès le départ il semblait évident d’alterner des pèlerinages lointains et forcément plus coûteux avec effectivement des propositions plus abordables en France notamment. Mais je me rends compte que ces derniers ne rencontrent pas vraiment de succès.

Comment l’expliquez-vous ?
Je pense que le pèlerinage, d’une manière générale, implique de se déplacer. Il appelle un éloignement, un dépaysement. Peut-être aussi que pour des destinations assez proches, les gens se disent qu’ils n’ont pas besoin de partir en groupe accompagné. Pourtant, qu’on aille loin ou pas, le sens du pèlerinage reste le même. Mais je m’aperçois qu’on s’en fait souvent une image un peu erronée. Partir en pèlerinage avec un groupe peut faire peur.

Pourquoi ?
Je vois deux raisons possibles. D’abord un pèlerinage proposé par un diocèse implique forcément une démarche spirituelle et certaines personnes croient qu’on va prier, louer, célébrer toute la journée alors que ce n’est pas le cas ! Personnellement j’aime parler de « tourisme spirituel ». Ensuite partir avec des personnes qu’on ne connait pas représente pour certains un obstacle. Or je tiens à redire que le groupe n’empêche pas la liberté. Cela relève d’ailleurs de notre responsabilité de directeur, d’accompagnant de faire en sorte que tout se passe bien.

Quelles sont les qualités nécessaires pour cela ?
Ces six années d’accompagnement m’ont appris qu’il faut accepter les gens tels qu’ils sont, ce qui demande patience et surtout beaucoup d’écoute, être présent, disponible pour chacun. Mon expérience en aumônerie d’hôpital m’a d’ailleurs été très utile pour ça. Et bien sûr être très organisé. Ce qui compte c’est le confort des pèlerins, tout faire pour qu’ils vivent cette expérience le mieux possible.

A côté de l’organisation de pèlerinages, vous participez également à des évènements liés à la vie du diocèse.
Effectivement c’est une autre facette de cette mission que j’ai eu à cœur de développer depuis cinq ans. Cette année par exemple j’ai beaucoup travaillé avec le pôle évangélisation jeunes notamment à l’occasion du pèlerinage diocésain de l’Ascension à Lourdes. J’ai également été consultée pour la mise en place d’un pèlerinage sur le Chemin de Saint-Jacques pour des grands jeunes en juillet prochain. Je n’oublie pas bien sûr la Semaine mariale de Livron que je coordonne également. Mais je suis aussi en lien avec les paroisses quand elles organisent un pèlerinage. La mise en route d’un groupe de pèlerins est un acte très réglementé, l’Eglise locale en prend la responsabilité pastorale et spirituelle. En tant que directrice diocésaine, je suis amenée à exercer, au nom de l’évêque, une véritable responsabilité de coordination de tous les pèlerinages organisés par le diocèse.

Vous avez également apporté votre contribution aux 700 ans du diocèse.
En effet, en proposant des pèlerinages d’un jour dans cinq lieux du diocèse. Cela rappelle que pèleriner est une démarche qui s’inscrit dans l’histoire de notre foi depuis toujours.

Finalement votre mission comporte des facettes très diverses.
C’est vrai mais il me semble que le fil rouge entre toutes ces propositions c’est de faire vivre une expérience spirituelle et ecclésiale. A Lourdes début mai, nous avons vraiment vécu un moment de joie. Il y avait beaucoup de dynamisme, de souffle. Personnellement, j’ai vécu ce pèlerinage diocésain comme une fête et je suis heureuse de pouvoir y contribuer en lien avec d’autres, services diocésains, paroisses…Il faut garder cet élan et le porter ensemble, mobiliser sans cesse. Avec cette mission, j’ai vraiment le sentiment de participer à l’évangélisation comme le demandent les orientations diocésaines.

                                                                                      Propos recueillis par S. Bégasse
 

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