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Exposition 700 ans

22 novembre 2017
Exposition 700 ans

Jean Palomba, lors de l’inauguration de l’expo, le 7 juillet, à l’église Saint-Joseph

 La beauté au service de l’histoire

L’exposition retraçant les 700 ans du diocèse est l’une des réalisations phares de cette année jubilaire. Elle a connu un succès certain cet été et continue à circuler dans le diocèse. Elle est à visiter actuellement à la cathédrale de Montauban. La réalisation en a été confiée à Jean Palomba, graphiste - sérigraphe à Montauban. Il nous dit comment il l’a conçue.

Ce n’est pas la première fois que vous travaillez pour le diocèse de Montauban ?
Non, on me confie régulièrement des travaux de toutes sortes, cartes de vœux, affiches, kakémonos…En terme d’expo, j’en avais déjà réalisé une à l’occasion de l’année sacerdotale en 2010, une série de panneaux rappelant de grandes figures de prêtres du diocèse. J’ai donc accepté sans hésiter cette nouvelle commande.
vie_du_diocese.jpgQu’est-ce qui vous a plu dans ce travail ?
Je dois dire que c’était un challenge assez intéressant. Il m’était demandé d’imaginer une exposition grand public à partir de documents « savants », des textes réalisés par des personnes érudites et avec, côté images, un matériau somme toute assez pauvre. Ce qui s’explique tout à fait compte-tenu des époques, de l’histoire. Il existe peu de représentations graphiques avant l’ère moderne. Il a donc fallu exploiter au maximum les documents destinés à illustrer.
Compte-tenu de ces contraintes, quels choix avez-vous faits ?
Il faut se rappeler qu’une exposition est faite d’abord pour être vue, elle doit accrocher le regard. Pour apporter de la vie, de la lumière à ces supports anciens souvent sombres, voire un peu austères, j’ai eu l’idée de les « aquareller », avec l’aide de Cyrielle Zacchilli. L’intérêt d’une palette identique de couleurs est également de créer une unité graphique intéressante. De plus le visuel est là aussi pour mettre en valeur le texte qui doit rester en quelque sorte la vedette.
Cette exposition est assez impressionnante dans ses proportions. C’était aussi dans le cahier des charges ?
Je savais que, dans un premier temps, elle serait installée dans l’église saint-Joseph. J’ai donc pris en compte cette donnée pour choisir le type de supports. Il n’était pas question de faire des panneaux à mettre au mur. Il fallait des structures hautes, de grande dimension pour habiter cet espace, permettre au visiteur de « tourner autour ». D’où le choix de ces grands panneaux offrant 4 faces, suffisamment modulables pour être transportés dans d’autres lieux. L’autre élément qu’il fallait prendre en compte et qui a donné de la qualité à l’expo installée dans l’église Saint-Joseph, c’est la lumière.
Qu’est-ce que l’éclairage apporte en plus?
Il n’a pas été pensé juste parce qu’une église est toujours assez sombre, même en été. Il est un des éléments clés pour une exposition de qualité. Il faut savoir exactement placer le matériel pour mettre en valeur tel détail, donner une ambiance chaleureuse, intimiste…Ce n’est pas un détail, cela contribue à la beauté de l’ensemble et je dois dire que les professionnels à qui on a fait appel ont effectué un travail de qualité.
Vous n’avez pas suivi un ordre chronologique pour placer ces panneaux, ce qui a pu surprendre certains visiteurs. Pourquoi ce parti pris ?
Cette demande d’avoir des repères de temps, d’espace revient souvent dans les commandes qu’on m’adresse. Personnellement cela ne m’intéresse pas vraiment. Pour cette expo des 700 ans par exemple, il me semble que chaque panneau qui illustre une pan de l’histoire du diocèse, est presque un en soi. Et si on doit faire des liens, ils ne sont pas forcément chronologiques. Par exemple, quand je lis l’histoire de Mgr Théas, son courage pendant la Seconde Guerre mondiale, je le rapproche de cet autre évêque du 17ème siècle, Michel de Verthamon et de sa générosité envers les plus pauvres. Je pense qu’il faut laisser cette liberté au visiteur, ne pas l’obliger à suivre un chemin tout tracé. On retrouve ce parti pris dans le livret qui vient d’être édité. Il va permettre aux visiteurs de l’expo comme à ceux qui ne l’ont pas vue de prendre le temps de lire les textes, de s’approprier cette histoire.
Personnellement, au-delà du travail réalisé, que vous a apporté cette exposition ?
Je dois dire que j’ai beaucoup appris sur l’histoire locale. Je connaissais surtout l’histoire moderne avec Mgr Théas, les Osages aussi. Mais j’ai fait beaucoup de découvertes, par exemple le chanoine Gaynes et son dictionnaire. Montrer ces siècles d’histoire est vraiment intéressant et je pense que cette exposition en particulier et plus généralement tout ce qui est fait pour parler des 700 ans du diocèse est une très bonne initiative. Pour moi, c’est une sorte « d’opération sourire » pour montrer l’Eglise d’aujourd’hui et de demain. C’est pour cela qu’il faut que ce soit beau, intéressant et accessible à un large public.

 Propos recueillis par S. Bégasse

Le catalogue de l'exposition est en vente au prix de à la Maison diocésaine à Montauban (05 63 91 62 40) ainsi qu'à la librairie La Procure, 102 faubourg du Moustier à Montauban (05 81 52 85 09).
 

 

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