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Equipes pastorales

11 février 2017
Equipes pastorales

Marie Brissart : « Nous devons continuer à avoir le sens du service de l’Église »

 Avoir le sens de l’Eglise diocésaine

Dans une majorité d’ensembles paroissiaux du diocèse, une équipe pastorale composée de laïcs, avec un délégué, collabore à la charge du curé pour l’organisation de la communauté et l’annonce de l’Evangile. Un service diocésain des équipes pastorales est là pour les accompagner dans cette tâche. Marie Brissart, qui en est la responsable, souligne l’importance et la signification du lien paroisse-diocèse.


Comment se portent les équipes pastorales des ensembles paroissiaux dans le diocèse de Montauban ?
Marie Brissart : Actuellement on dénombre 18 équipes pastorales pour un total de 25 ensembles paroissiaux. Elles sont bien sûr toutes différentes, par leurs membres mais je remarque aussi que les fonctionnements peuvent varier. Cependant, elles ont toutes un même objet, qui est d’aillvie_du_diocese.jpgeurs précisé dans des orientations diocésaines spécifiques qui ont été promulguées en 2012. Je crois que fondamentalement leur point commun c’est la richesse qu’elles représentent pour un ensemble paroissial, tant par la collaboration entre prêtres et laïcs que par leur vocation à agir pour le bien commun de tous. C’est vraiment un organe clef pour le bon fonctionnement de l’ensemble paroissial.

Y a-t-il eu des évolutions depuis 2012 ?
Bien sûr, la pratique et les réalités font que les choses bougent. Par exemple, l’arrivée de prêtres qui ne sont pas originaires du diocèse, souvent nommés curés, a bousculé les habitudes et les pratiques. Pour certains, l’appropriation de la « culture diocésaine » demande du temps. Mais c’est vrai aussi pour les fidèles, qui doivent faire un pas significatif vers ce nouvel arrivant. L’accueil, dont on parle beaucoup dans les orientations diocésaines 2016, doit prendre tout son sens. Il laisse le temps au curé de s’installer, de prendre ses marques. L’équipe pastorale en place a aussi mission de l’aider dans ses premiers pas. Et on peut concevoir que, par la suite, le curé pense à renouveler cette équipe de collaborateurs proches, en totalité ou en partie. L’évêque de Montauban souhaite que ces changements soient possibles. Le mandat des membres de l’équipe pastorale est de trois ans reconductible une fois.
Responsable du service diocésain des équipes pastorales, j’ai à rappeler cette exigence pastorale, de renouveler régulièrement les membres, pour justement permettre à cette richesse de la diversité de s’exprimer. Il n’est pas bon de s’installer à demeure dans une fonction d’Eglise.

Quels sont les autres points qui vous paraissent incontournables ?
Au fil des années, je me rends compte qu’il est bon que les équipes qui portent le souci de leur mission instaurent dans leur fonctionnement des temps de pause, de relecture de leur action. C’est indispensable au moins une fois par an. Le service diocésain est là pour les aider. Ce bilan permet de revoir en détail la mission, de la repréciser, de savoir pourquoi on s’engage dans ce service paroissial. Il est utile d’analyser les actions entreprises. Il s’agit toujours de servir le Christ et son Eglise en chaque personne rencontrée. Cela implique donc une vie de prière, une vie d’équipe fraternelle, loin des médisances, de prendre soin du plus petit, de tenir l’exigence de l’annonce faite à tous, d’avoir le souci de faire croître dans la foi une communauté. Enfin, de célébrer le Seigneur au travers de sacrements. On est au cœur des orientations diocésaines « Servez le Seigneur dans la joie » sur l’évangélisation. Il est de la mission de chaque équipe de se plonger dans le texte, de l’étudier, d’en discuter. Les orientations permettent de tracer le chemin de sa communauté pour avoir des pratiques renouvelées qui s’ancrent dans le monde d’aujourd’hui avec un langage, des actions, un accueil adaptés à un monde en perte de repères religieux mais qui a soif de spiritualité.

On comprend bien que l’équipe pastorale a en quelque sorte un carnet de route avec les orientations diocésaines, mais est-ce suffisant ?
C’est important d’avoir un horizon, mais je crois qu’il faut aussi avoir une forte conscience de son appartenance à l’Eglise catholique qui est à Montauban. C’est parfois exigeant mais c’est la garantie de ne pas vivre en vase clos. Je crois que c’est particulièrement le rôle du délégué de l’équipe pastorale de faire prendre conscience de cette réalité, et bien sûr du curé ! Je suis frappée de la méconnaissance du fonctionnement de l’Eglise diocésaine par des personnes en responsabilité. Au-delà des questions de structure, c’est le sens de l’Eglise universelle qui est posé. Je suis encore étonnée de rencontrer des membres d’équipe pastorale nommés par l’évêque et qui se posent la question de son autorité ! La paroisse ne vit pas en dehors du monde, pas plus qu’elle n’existe en dehors de l’Eglise, sinon c’est un groupe sectaire.
Le délégué, proche du curé, est celui qui veille au bon fonctionnement, il est aussi le médiateur qui fait le lien entre les personnes. A ce titre, il a aussi le rôle de relais entre le diocèse et l’ensemble paroissial. Il sait écouter, entendre, apaiser. Je dirais que c’est un fédérateur d’énergie, un rassembleur qui est appelant, sachant faire bénéficier des talents qu’il rencontre à la communauté. Il n’est pas hiérarchiquement devant les autres mais dans l’humilité du service qu’il a reçu.

                                                              Propos recueillis par JF Laparre
 

 

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