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Equipes funérailles: Une journée pour reprendre des forces

3 avril 2017
Equipes funérailles: Une journée pour reprendre des forces

Accompagner des familles dans le deuil demande attention et disponibilité

Se Poser et prendre des forces

Depuis plusieurs années, les équipes d’accompagnement des familles en deuil des paroisses de Montauban se retrouvent le temps d’une journée pour se ressourcer et prier ensemble. Une pause indispensable pour continuer à porter cette mission délicate et exigeante.

Ce vendredi 24 mars, une trentaine de personnes, toutes engagées dans la pastorale des funérailles sur les paroisses de Montauban, se retrouvaient à Notre-Dame de Livron pour « se poser » et reprendre du souffle. Ce n’était pas une première car cette initiative existe depuis assez longtemps tout en évoluant au fil des années. Rose-Marie Lagrange, engagée à la paroisse Notre-Dame de la Paix, évoque les prémices de cette proposition : « Tout a commencé à la fin des années 90 lorsque l’abbé Joseph Jacomy était notre curé. Nous étions quelques bénévoles à l’assister dans la conduite des obsèques. A ce moment-là on parlait d’équipes funérailles, pas encore d’accompagnement des familles en deuil. Pourtant nous ressentions déjà le besoin de nous ressourcer le temps d’une journée et l’abbé Jacomy a très bien compris cette demande. Cela s’est poursuivi avec l’abbé Soulès quand notre paroisse a été rattachée à celle de Sainte-Thérèse et plus tard encore quand l’ensemble paroissial de la Cathédrale est né. » Suzanne Puel participe à la préparation de ces journées depuis plusieurs années. Pour elle, avec l’évolution de leur mission, ces pauses sont encore plus nécessaires : « Nous sentons bien la nécessité de proposer ce temps de repos car notre mission est lourde et délicate. Au départ nous étions chargés de conduire les funérailles mais depuis plusieurs années nous accompagnons les familles en deuil ce qui engage bien plus. Nous sommes face à des personnes qui souffrent, souvent démunies sur le plan de la foi. Nous devons respecter leur douleur et, face au désarroi, faire preuve de patience. Mais en même temps, nous avons à les accompagner tout en donnant du sens à la célébration. Tout cela demande bien sûr un minimum de formation mais aussi de nourrir sa foi, vie_du_diocese.jpgsa vie intérieure. C’est le premier objectif des pauses que nous proposons. Chaque fois, nous demandons à un prêtre de nous guider et de nous aider à prier. »

Ressourcement

Cette année, c’est le père Pierre Giacomini, carme et vicaire de la cathédrale, qui a été appelé à animer cette journée. Il explique comment il a pensé son intervention : « J'ai choisi le tout début du cycle d'Élie (1 R 17) car le prophète est avant tout le témoin que Dieu est vie (Il est vivant le Seigneur devant qui je me tiens!) et il ne cesse de lutter contre les forces de la mort. Sa rencontre avec une veuve est à cet égard particulièrement éloquente puisqu'il ressuscite le fils soudainement mort de cette femme déjà endeuillée. Le lien avec les équipes de funérailles était évident... Jusqu'à Jésus, Prince de la Vie, ressuscitant comme en écho,le fils de la veuve de Naïm... Dans ce chemin vers Pâques, nous sommes invités à sans cesse redécouvrir et rendre grâce pour la vie qui nous est donnée... » Pour Gabriel Guerton, de la paroisse Sainte-Thérèse, ces apports bibliques sont nécessaires : « La pratique doit s’enraciner dans le spirituel, pour moi c’est une évidence. Nous sommes souvent dans l’organisation, le faire et ces journées à l’écoute de la Parole nous invitent à nous recentrer sur la foi. Et c’est important de le vivre avec d’autres personnes qui partagent la même mission. »

Partager avec d’autres

Rencontrer d’autres équipes est effectivement un autre atout de ces journées. Au fil des années, des bénévoles d’autres paroisses ont été invités, comme celles de Saint-Jean Villenouvelle, Villebourbon et cette année, pour la première fois, de l’ensemble paroissial d’Ardus. Christiane Rajaud, engagée dans cette pastorale depuis très longtemps sur ce secteur, a accepté sans hésiter l’invitation : « J’étais vraiment contente de participer, de retrouver des personnes connues, dont le père Giacomini d’ailleurs, et de faire connaissance d’autres. Nous ne sommes que trois à prendre en charge les funérailles sur notre secteur et c’est lourd à porter. Cette journée nous a un peu sorties de notre isolement. » Le manque de bénévoles est de fait souvent évoqué, ce qui rend la tâche encore plus lourde et l’on note également des équipes très féminines. Suzanne Puel regrette également que les curés des différentes paroisses ne soient pas assez disponibles pour vivre ces journées avec les équipes. Mais malgré la lourdeur de la tâche et les difficultés, tous sont unanimes pour parler d’un service d’Eglise indispensable, enrichissant sur le plan humain et spirituel. Rose-Marie Lagrange aime se rappeler les paroles de l’abbé Clamens, aujourd’hui prêtre auxiliaire à la Cathédrale : « Nous prêtres, nous célébrons les funérailles mais c’est vous, équipes d’accompagnement des familles, qui faites le plus important. Par votre présence, en les rejoignant là où elles en sont, vous redonnez à ces personnes le chemin vers l’Eglise. »

                                                                                   S. Bégasse
 

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