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En marche pour la fraternité

7 avril 2018

 Ensemble paroissial de Caussade

Si la grande majorité des participants à la session diocésaine s’accorde sur l’intérêt réel qu’elle a suscité en traitant de la fraternité, l’expérimenter au cœur de la réalité paroissiale est parfois plus difficile. A Caussade, depuis la nomination de la nouvelle équipe pastorale au mois de septembre, le curé, Jérôme Pinel, a proposé de vivre la fraternité à ses membres.

Lorsque l’on demande à l’abbé Jérôme Pinel comment il s’y prend pour vivre la fraternité avec les membres de son équipe pastorale, il dit qu’il jouit de l’expérience d’une vie fraternelle que ce soit dans les anciennes paroisses où il a été, mais aussi comme membre de Réjouis-toi ou dans sa fraternité sacerdotale. Franchir le pas a sans doute été plus aisé pour lui au niveau pastoral en constituant une équipe avec des membres différents, dont certains ne se connaissaient même pas. L’essentiel est d’avoir un groupe qui n’est pas « fermé ».
vie_du_diocese.jpgJérôme Pinel met en avant plusieurs critères pour vivre cette fraternité. Le premier c’est que fraternité ne rime pas avec copinage, la fraternité chrétienne vient de Dieu, on ne la choisit pas. Le deuxième, la prière, est aussi essentiel. Prier ensemble, dans l’équipe est important et cela se fait à chaque rencontre mais elle n’est pas que communautaire, les membres prient les uns pour les autres, parce qu’ils ont le souci de chacun des membres de cette fraternité. A Caussade, le temps de prière est préparé à tour de rôle, avec la sensibilité propre à chacun. Cette diversité spirituelle ouvre chacun à un déplacement, parfois dérangeant. Mais c’est aussi la richesse de la fraternité de découvrir des façons de faire qui peuvent parfois surprendre. Un peu à l’image de l’exercice qui était proposé lors de la session diocésaine, les participants étaient invités à opérer un déplacement, à se situer dans l’Eglise et à échanger avec celui qui géographiquement était à l’opposé du cercle.
En équipe pastorale, un temps de partage succède à celui de la prière. C’est celui de « la pierre blanche et de la pierre noire » que chacun va apporter. Ce partage qui ne figure pas dans le compte-rendu de la séance, est celui de l’intime et de la confiance, il n’y a pas de discussion, de commentaires. Il permet de partager les joies et les peines de chacun, une chose difficile, une chose positive et comme le dit Jérôme Pinel : « Ça reste entre nous ! ».

Dialogue et confiance
On imagine qu’ensuite, les questions pastorales sont abordées avec tout le bénéfice de ce temps fraternel. A la fin de la réunion, l’équipe partage un gâteau, que les membres apportent aussi à tour de rôle… Ce temps gratuit n’est pas compté dans la réunion ! Les rencontres se passent dans le salon privé du curé, ce n’est pas un privilège mais une question d’accueil. Ce temps de vie fraternelle ne se déroule pas au bureau mais à la maison.
S’il y a encore peu de recul, l’équipe a été nommée en septembre 2017, Jérôme Pinel remarque plusieurs choses : la proximité créée fait qu’il est plus facile de se comprendre. La fraternité permet la confiance, une très grande vérité s’exerce au sein du groupe et cela facilite le travail. Il cite, par exemple, la relative facilité d’aboutissement lors de la réflexion pour déterminer une vision commune pour l’ensemble paroissial. Il en a été de même pour trouver le logo de la paroisse, plusieurs aller et retour ont eu lieu notamment entre l’équipe et les enfants du caté. Des évolutions ont vu le jour au regard des projets de départ. Cela s’est fait dans le dialogue où personne n’a eu le sentiment d’avoir raison contre les autres.

Responsabiliser
Pour Jérôme, un des premiers fruits pour l’équipe pastorale est le constat que les membres sont plus proches les uns des autres avec pour conséquence que cette vie fraternelle va rayonner dans les services paroissiaux, la vie d’équipe et sans doute touchera personnellement les gens. Il précise aussi qu’il n’est pas le Père dans la fraternité (il faut éviter de se prendre pour Dieu !). C’est mieux pour tout le monde et pour lui aussi. Partager les responsabilités et les tâches est essentiel. Au moment opportun, il faudra aussi évaluer le chemin parcouru. Pour tous, il y a un moyen de vérifier que la fraternité est présente au sein de la communauté, c’est la fécondité de l’amour, qui est aussi un des piliers du mariage. « Cet amour doit déborder ».
C’est une première étape qui démarre et quand on demande à Jérôme Pinel comment il va faire pour que cette fraternité soit « contagieuse », il dit qu’il n’est que le curé ! Il souhaite que la fraternité vécue dans l’équipe pastorale donne envie. Il compte bien sur des relais. Il invoque la responsabilité baptismale des fidèles, les adultes dans la foi sont responsables de leur foi, à eux aussi de faire le choix de la fraternité. La paroisse peut leur donner les moyens d’y arriver. A l’image de cette jeune maman qui lui confiait qu’elle souhaitait faire partie d’un groupe Parole de Dieu avec des personnes de son âge. L’abbé lui a suggéré qu’elle pouvait peut-être proposer la constitution d’un nouveau groupe avec des horaires adaptés à sa génération. A elle de prendre ses responsabilités.

                                                                                 JF Laparre
 

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