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Ecole d’oraison

13 mars 2018
Ecole d’oraison

Le frère José, un des carmes intervenant lors des soirées de l’école d’oraison

 Un cœur à cœur avec Dieu et ses frères

Il y a quelques années, un petit groupe de Montalbanais a suivi une formation à l’oraison à Toulouse. Encouragée par Mgr Ginoux, cette initiative, personnelle au départ, est devenue un parcours de formation diocésain. L’école d’oraison existe ainsi à Montauban depuis janvier 2013 permettant à une trentaine de participants chaque année de découvrir cette forme de prière.

Depuis le mois de janvier, une trentaine de personnes se retrouvent chaque mardi soir pour se former à l’oraison, cette prière de « l'enfant de Dieu, du pécheur pardonné qui consent à accueillir l'amour dont il est aimé et qui veut y répondre en aimant plus encore » comme la définit le Catéchisme de l’Eglise catholique (CEC 2712). Depuis 5 ans, chaque nouvelle proposition est suivie par une trentaine de participants, la majorité venant pour la première fois, d’autres souhaitant approfondir, com

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me le souligne Christian Mierzwiak, l’un des organisateurs : « Certains reviennent, souvent 2 ou 3 ans après leur première participation. Mais pour la majorité d’entre eux c’est une expérience

 nouvelle. Ces personnes sont en recherche d'intériorité et sont heureuses de vivre ce cœur à cœur avec Dieu... » Tel a été le cas de Manu Escolano qui découvre une nouvelle intimité avec le Christ : « L'oraison, j’en entendais parler, sur Radio Présence ou en discutant avec des amis. Quand on m’a convié à une séance, je me suis laissé guider. Spirituellement, je pensais être mûr : ma prière quotidienne, mon chapelet dans le groupe de prière du village et mes deux messes hebdomadaires me semblaient suffisants. Mais la perspective de rechercher un cœur à cœur avec Jésus quotidiennement, en toute simplicité, une sorte d'adoration à la maison m'a tout de suite séduit. C'est vraiment nouveau pour moi et cela m'ouvre de nouveaux champs à explorer avec le Christ. » Même si, le reconnait-il, « une fois passée la découverte de cette prière, les difficultés apparaissent car elle impose un rythme régulier, quotidien et relativement long auquel il faut se soumettre si l’on ne souhaite pas la voir s'étioler. » Effectivement, chaque participant fait face à un moment ou un autre à l’exigence du temps à donner à l’oraison. Pourtant, beaucoup témoignent, comme Françoise Vergnes, que ce qui semble aride au départ devient un b

eau rendez-vous : « Au début, ce n’était pas évident d’arrêter toutes ses activités pour donner du temps au Seigneur : difficile de maintenir une concentration car on s’éparpille ! Les évènements de la journée, la famille viennent déranger ce tête à tête. Il faut oser poser des balises : « Ne pas déranger, je ne suis pas disponible pendant 20 minutes ! » Et puis au fil des jours, doucement ça marche, et ainsi, tous les soirs, c’est une grâce que le Seigneur m’offre : il écoute ce que je lui dis et moi, j’écoute ce qu’il me répond. Je sais qu’il y a encore du chemin à faire, mais pour rien au monde je ne manquerai ce rendez-vous. »

FraternitéClaude Guinet a connu l’école d’oraison grâce à un couple d’amis. Traversant une période douloureuse, elle se repliait sur elle-même. Cette proposition a eu sur elle un effet libérateur : « Je connaissais la prière carmélitaine mais avec la tête et là j’en ai fait l’expérience avec le cœur. Les apports m’ont bousculée et peu à peu mes soucis se sont éloignés, je me suis raccrochée à la vie. Ensuite je suis restée fidèle à ce rendez-vous quotidien et mon regard a changé. » Plus tard, elle a accepté d’animer le partage en petit groupe, un service qui lui permet de vivre autrement ces soirées : « Prendre en charge l’animation d’un petit groupe demande d’abord de savoir écouter le chemin de chacun, regarder peu à peu glisser ces personnes dans la démarche. Cela demande aussi beaucoup d’humilité, il faut laisser la parole de l’autre aller jusqu’au bout et respecter chaque cheminement intérieur. On peut ressentir de l’impuissance devant certaines souffrances qui résistent mais aussi de la joie de découvrir la richesse de chacun. On voit les personnes évoluer au fil des rencontres. Il y a un rapport très fraternel dans le groupe, nous faisons Eglise. » Cette fraternité qui se vit autour de l’oraison, Karine Vanroy le découvre également dans le petit groupe de Caylus : « Ces soirées rassemblent des personnes qui cherchent personnellement et ensemble à connaitre Dieu dans l’intimité de la prière d'oraison. La difficulté est peut-être de se dévoiler dans nos pauvretés mais la joie est de nous savoir aimés par Dieu. Je découvre que nous sommes nombreux à chercher une relation d’amour avec Dieu car oui il est vivant et bien présent en chacun de nous. »

Délocalisation
Cette année, pour la première fois, l’école d’oraison se vit aussi à distance, répondant ainsi à la demande de personnes habitant loin de Montauban, explique Christian Mierzwiak : « Mgr Ginoux souhaitant que tous les diocésains nourrissent leur vie spirituelle, il nous encourage à « délocaliser » l’école d’oraison. C’est le cas cette année à Caylus et il est possible qu'il y en ait ailleurs plus tard. » Françoise Vergnes témoigne de la chance de pouvoir suivre ces rencontres à Caylus : « Nos rencontres sont vraiment des moments de joie. Chacun vit cet enseignement de façon différente et cela est très enrichissant pour tous. Christian Mierzwiak et Marie-Christine Caubel nous guident, nous conseillent toujours avec bienveillance, nous nous sentons bien avec eux. Les enseignements des Carmes de Toulouse apportent beaucoup, leur contribution est précieuse et nous fait avancer. »

                                                                                           S. Bégasse
 

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