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Dimanche de la santé, 11 février 2018

2 février 2018

 Montre-moi ton visage

Le dimanche de la santé, fixé au 11 février, est l’occasion de sensibiliser les fidèles et la population au service que rend et peut rendre l’Eglise au niveau paroissial et diocésain aux personnes touchées par un problème de santé. Beaucoup de bénévoles sont investis dans ce service discret. Parfois des équipes sont constituées et structurées, les missions sont très diverses. Ces équipes font aussi le constat qu’elles sont méconnues et que l’on fait peu appel à elles. Les témoignages et les expériences montrent cependant que les rencontres sont riches, fortes et à quel point la foi y est présente et révèle à travers ces personnes malades, isolées ou handicapées le visage du Christ.

« Changer notre regard »

dossier.jpgTémoignage de malade

« Une invitation à la compassion »

En paroisse: Le Service évangélique des malades

Une paroisse engagée auprès des souffrants

Le visage est le lieu de la révélation

 « Quand le corps est touché, c’est le visage qui semble défiguré… ». Josette Traverse, membre de la pastorale de la santé à la paroisse Sainte-Thérèse à Montauban, nous livre une réflexion à partir du thème du dimanche de la santé.

Qui de nous dépasse l’impression laissée par un premier regard lors d’une rencontre ? L’émotion qui en résulte, positive ou négative, nous marque, nous influence et parfois nous empêche de rentrer en relation. Visage qui attire ou repousse, visage marqué de souffrance ou de détresse, visage paisible ou torturé, visage déformé par la maladie ou le handicap, que nous jugeons trop vite et dont nous nous détournons parfois. Quand le corps est touché, c’est le visage qui semble défiguré et qui nous gêne, nous empêche de saisir l’être véritable de l’autre, son humanité et sa vérité.
Le visage est la porte de l’âme, tout est dans le regard que l’on a, que l’on porte sur soi et sur les autres : il y a des regards qui tuent et d’autres qui sauvent, rendent à l’autre sa dignité.
Alors, oui, nous avons raison de demander au Christ de nous montrer son visage, car le visage est le lieu de la révélation, et d’éduquer notre regard pour qu’il ressemble toujours plus au sien. Mais nous ne pouvons le découvrir si nous ne prenons pas soin les uns des autres, à commencer par les plus souffrants, les plus fragiles.

Un témoignage m’avait frappée lors d’un rassemblement : celui d’une religieuse qui s’occupait de SDF dans le cadre d’une association. A chacune de ses venues, elle était accueillie par de grandes embrassades par un pauvre homme repoussant de saleté, ce qui entraînait chez elle un mouvement de répulsion, mais la laissait ensuite pleine de remords et de honte. En implorant Dieu, un beau matin, ses yeux et son cœur se sont ouverts : ce n’est plus un vagabond qui était devant elle, mais elle a vu en lui le visage du Seigneur et sa vie n’a plus été la même.
Jésus est le seul visage que nous ayons reçu de Dieu ; si Dieu a pris visage d’homme, derrière chaque homme se cache désormais le visage de Dieu.
L’Eglise doit porter sur toutes les personnes fragilisées le regard même de son Seigneur, un regard rempli de tendresse et de compassion. Elle nous demande d’oser croiser le regard du SDF qui tend la main, oser pousser la porte d’une personne âgée qui n’a plus toute sa tête, oser approcher le malade incurable auquel on ne sait que dire, oser ainsi être de vrais témoins de son amour.
C’est aussi prendre le risque de se rendre vulnérable, laisser voir ce que l’on a d’unique, oser montrer son vrai visage, ses émotions, ses doutes, ses questions, et c’est peut-être ainsi que se font les plus belles rencontres.
                                                                    Josette Traverse

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