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Dialogue et connaissance des autres Eglises

4 décembre 2017
Dialogue et connaissance des autres Eglises

En 2013, la salle Navarre était inaugurée en présence de représentants des différentes Églises chrétiennes

 Œcuménisme

En décembre, le Conseil des Eglises chrétiennes de France (CECEF) fêtera ses 30 ans d’existence. En Tarn-et-Garonne, un réel dialogue œcuménique existe depuis de longues années et donne lieu à des initiatives nombreuses et variées.

 

Créé en 1987, le Conseil d’Églises chrétiennes en France (CECEF) réunit les responsables des différentes familles ecclésiales. Pour célébrer ce trentième anniversaire, Mgr Ginoux, l’higoumène Jean Vesel, recteur de la paroisse orthodoxe de Montauban et Véronique Techer-Joliez, pasteure de l’Eglise protestante unie de vie_du_diocese.jpgFrance, invitent les chrétiens qui le souhaitent à une célébration œcuménique qui aura lieu lors des vêpres du dimanche 17 décembre, à la chapelle de la Sainte Famille à Montauban. Le pasteur Sandratana Rarijason, de l’Eglise réformée évangélique, assurera la prédication. Cette invitation commune s’inscrit dans le dialogue qui existe depuis fort longtemps en Tarn-et-Garonne entre les différentes Eglises chrétiennes. L’abbé Guy Lourmande est depuis longtemps un fervent défenseur de l’œcuménisme. Très actif au sein du service diocésain de l’œcuménisme, il fut également, pendant 6 ans, co-secrétaire du CECEF : « Ce conseil national, dès le départ, a été voulu comme un lieu d’écoute mutuelle, d’initiative et de dialogue. Mais, il est important de se rappeler que des relations entre les différentes Eglises étaient d’une certaine manière déjà à l’œuvre, au plan national et ici, dans ce diocèse de Montauban. Pour ne citer qu’un exemple, Mgr Théas, avant la Libération, recevait des pasteurs à l’évêché. En fait, le CECEF a reconnu ce qui existait déjà et a encouragé les différentes Eglises à aller encore plus loin dans la connaissance mutuelle et le dialogue. La création de cette instance était un grand pas en avant. »

Rencontres et unité
Qu’en est-il de l’œcuménisme aujourd’hui dans le diocèse ? Il se vit déjà dans la relation, signale l’abbé Lourmande et il faut rappeler que des membres de différentes Eglises chrétiennes cohabitent sur ce territoire. Depuis plusieurs années, par exemple, des anglicans se sont installés en particulier au nord du département, à Lauzerte, à Valence, à Parisot. De bonnes relations et un vrai dialogue existent avec les paroisses. Il en va de même à Nègrepelisse et Caussade entre catholiques et protestants. L’œcuménisme se vit ensuite dans des groupes de réflexion et de formation plus formels. Il en existe actuellement deux sur le diocèse, accompagnés par l’abbé Henri Viatge, l’un sur Castelsarrasin et Moissac, le second à Montauban. Autre lieu de rencontre et de formation, la salle Navarre, située rue Cambon à Montauban. Cet appartement, donné par une famille catholique et protestante, est devenu, depuis 2013, un lieu de rencontre œcuménique. Des formations y sont proposées régulièrement et le programme des mois à venir veut entrer en résonnance avec l’actualité, explique l’abbé Lourmande : « En cette fin d’année, nous allons bien entendu revenir sur les 30 ans du CECEF pour comprendre ce qu’apporte ce conseil national à nos Eglises. Ensuite, nous avons souhaité nous tourner vers les chrétiens venus d’ailleurs. Des contacts ont déjà été pris avec des prêtres et religieux de différents pays présents dans notre département. Nous aimerions également pouvoir inviter des laïcs, hommes, femmes, familles, à ces rencontres. Leur témoignage de foi et leur expérience d’un dialogue avec d’autres confessions seront source d’enrichissement.»
Autre occasion de collaboration, la préparation de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Chaque année, le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens propose un thème et des textes aux diocèses du monde entier. Localement, un programme de célébrations, conférence et autres occasions de rencontres entre différentes Eglises est élaboré. Cette semaine, qui se tiendra en 2018 du 18 au 25 janvier, est un temps fort et une vitrine du dialogue œcuménique. Le souhait partagé par les différents représentants des Eglises est que les fidèles s’intéressent et s’unissent à cette semaine de prière pour l’unité.

Conter la Parole
A côté de ces rencontres et ces occasions de formation et de célébration, il existe un autre lieu où se vit l’œcuménisme : le groupe des conteurs bibliques. Créé en 2000 par Marie-Hélène Luiggi, elle-même fille de pasteur, ce groupe réunit des personnes venant d'horizons différents, en général engagées dans un mouvement chrétien ou au sein de leur Eglise. Actuellement il compte six protestants et quatre catholiques dont un prêtre. Le groupe donne des racontées à la demande de diverses pastorales ou manifestations. Gisèle Prignitz, par ailleurs correspondante locale de l’ACAT, en donne le sens : « De nombreux textes de la Bible sont narratifs tels des récits à se transmettre de génération en génération. Conter ces histoires est donc une façon naturelle et savoureuse de se mettre à leur écoute et de les faire résonner aujourd'hui. Conter la Bible c'est faire parler le texte et mettre les auditeurs en présence de la Parole en leur donnant envie d'aller mettre leur nez dans "l'original"». Un conte biblique c’est d’abord un travail commun et beaucoup d’échanges sur le texte choisi, explique Gisèle : « On choisit ensemble un passage, on se fait aider de gens compétents pour être sûrs de bien comprendre, on découpe en séquences, on fait des jeux d’improvisation, on compose le conte. Puis on monte chacun son texte, on propose aux membres du groupe qui font des remarques pour avancer, on fait des répétitions et enfin on se lance... Certains ont une lecture plus classique, d'autres déploient leur imagination pour faire vivre le texte selon des témoins, qui sont parfois des animaux ou des objets. » Ce qui lui parait essentiel, c’est de se sentir, ensemble, au service de la Parole : « Même s'il y a parfois des divergences, le partage œcuménique et convivial nous apporte beaucoup avec nos approches différentes de la manière de témoigner et de partager la Parole. »

                                                                                       S. Bégasse

 

Une nouvelle pasteure à Montauban

Pasteure de l’Eglise protestante unie de France, Véronique Técher-Joliez est à Montauban depuis le 1er juillet. Une fonction qu’elle souhaite mener dans le dialogue et l’ouverture.
« Dans notre Eglise, le conseil presbytéral gouverne et le pasteur est le guide spirituel. Cette responsabilité, je souhaite la porter en lien avec les différents groupes d’Eglises. C’est pourquoi je participe à la pastorale des différentes Eglises protestantes du Montalbanais. Je reste persuadée que ce qui nous unit, c’est l’Ecriture lue et partagée. Les chrétiens fidèles sont « le cœur chaud », ils ont à cœur d’annoncer et vivre l’Evangile. Mais nos Eglises se dépeuplent, il nous faut ouvrir les portes pour que le souffle circule. S’agissant du dialogue avec les autres Eglises chrétiennes, j’ai déjà eu des contacts, notamment avec l’abbé Lourmande et je constate qu’il y a un œcuménisme réel sur le département. Cette connaissance de l’autre est très importante, c’est pourquoi nous l’inscrivons dès le catéchisme pour que nos enfants découvrent les autres religions. »

 

 

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