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Coordinateur du comité d’entraide paroissial de la Cathédrale

13 mars 2017
Coordinateur du comité d’entraide paroissial de la Cathédrale

Laurent Frobert et son épouse Valérie, partie prenante du projet à ses côtés

Laurent Frobert

Depuis fin 2016, Laurent Frobert a accepté de prendre en charge l’organisation du comité d’entraide de l’ensemble paroissial de la Cathédrale. Pour ce géologue de 52 ans, montalbanais depuis 2004, cet engagement est une façon d’agir auprès de personnes isolées ou dans le besoin tout en impliquant les paroissiens.

Pourquoi avoir accepté de coordonner le comité d’entraide paroissial ?
En fait, depuis quelques temps, je me rends un dimanche par mois à la maison d’arrêt de Montauban pour assister à la messe avec l’équipe de l’aumônerie. Je connaissais déjà un peu le milieu carcéral car il m’est arrivé d’y jouer avec d’autres musiciens. Avec les prisonniers, pendant la messe, la parole et les échanges sont assez spontanés, en particulier grâce à l’abbé Bodin. Un jour, un jeune prisonnier nous parle de sa sortie prochaine en nous disant ne pas savoir où aller, il n’avait aucun point de chute ni de gens pour l’aider. Je me suis demandé alors comment, en tant que croyant, on pouvait agir dans ce genre de situation. En entendant plus tard l’appel de Nicolas Depierre, délégué de l’équipe pastorale, pour organiser un comité d’entraide, j’ai fait le lien et j’ai vu la possibilvie_du_diocese.jpgité de faire quelque chose pour des gens en détresse ou isolés qui vivent près de nous.

Cela n’a donc plus à voir avec le comité d’entraide qui a existé très longtemps sur la paroisse Sainte-Thérèse pour soutenir des projets en Afrique notamment ?
Ce comité était en sommeil depuis pas mal de temps et si le projet était de reprendre l’idée, j’ai compris que la finalité serait différente. D’une part la raison d’être de ce comité d’entraide « nouvelle formule » serait de coordonner les formes de solidarité des différentes paroisses qui composent l’ensemble du secteur et d’autre part de soutenir des personnes vivant ici, près de nous.

Vous comprenez ce choix d’une aide locale?
Oui tout à fait. Je pense que la solidarité envers les pays lointains est bien sûr nécessaire mais déjà organisée et prise en charge par des associations, des ONG… Il y aurait donc une forme de redondance et on constate souvent que plus le bénéficiaire de l’aide est loin, moins nous nous sentons concernés. Par contre il est important que l’Eglise s’implique et agisse dans le tissu social local par des actions concrètes, ponctuelles et pas forcément très complexes à mettre en œuvre.

La proximité est donc le maitre mot de ce projet?
En effet, l’idée serait dans un premier temps de repérer des situations de solitude, de précarité, de besoins de personnes de tous âges vivant près de nous et de répondre à des besoins. Nous pourrions ainsi aider des enfants en difficulté en leur offrant des cours de soutien quand la famille n’en n’a pas les moyens, organiser une sortie pour des personnes âgées seules… Mais un comité d’entraide comme celui-là favorise également une communauté d’esprit.

Que voulez-vous dire ?
Il me semble que chacun, spontanément, au nom de notre foi, nous avons à cœur d’aider notre prochain et les besoins sont immenses et divers. Mais souvent individuellement nous ne savons pas quoi faire, comment et avec qui. Nous n’avons pas tous les capacités ni le temps ni les moyens pour agir concrètement mais des actions simples, à notre portée peuvent permettre de répondre présent. Le but d’un comité d’entraide est de rassembler en étant un facilitateur, il est là pour aider à aider ! Des actions limitées dans le temps, diverses, peuvent sensibiliser des personnes et les inviter à se retrouver autour d’un projet. Je pense également aux jeunes confirmés, aux catéchumènes adultes, aux scouts…Ils pourraient aisément trouver leur place dans ces actions de solidarité et ainsi participer pleinement à la vie et à la mission de la paroisse. Une action commune casse les frontières, crée du lien au sein d’une communauté, va vers de l’intergénérationnel.

Concrètement comment est-ce que cela se passe ?
Le deuxième dimanche du mois, nous faisons appel aux paroissiens à la fin de chaque messe et une collecte est organisée. Les fonds récoltés sont pour le comité d’entraide. Je dois reconnaitre que nous rencontrons une vraie générosité ce qui est vraiment encourageant. Nous avons déjà aidé des jeunes à participer à la retraite des confirmands, nous soutenons la Fraternité Georgette ainsi que, ponctuellement, des familles en difficulté. Nous devons à présentdéfinir d’autres projetset faire appel à des volontaires. Mais nous avons déjà été entendus, repérés, l’idée fait son chemin peu à peu et c’est positif.
                                                                     Propos recueillis par S. Bégasse

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