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Confirmation à Saint-Roch

4 juillet 2017
Confirmation à Saint-Roch

Corinne Flaconèche, Didier Fort et Corinne Labit ont tissé des liens tout au long de la préparation

Dans la confiance et la joie

Corinne Flaconèche et Corinne Labit travaillent au centre Saint-Roch des Apprentis d’Auteuil à Durfort-Lacapelette. Le 9 juin dernier, elles étaient confirmées par Mgr Ginoux au sein de l’établissement. Une joie immense partagée par Didier Fort, animateur en pastorale qui les a accompagnées.

Quand on les rencontre, la joie se lit encore sur leurs visages et une réelle complicité se devine. Corinne Flaconèche et Corinne Labit, collègues au sein du centre Saint-Roch à Malepeyre, partagent à présent une belle aventure de foi. Pendant plusieurs mois, elles se sont préparées à recevoir le sacrement de vie_du_diocese.jpgconfirmation. Pour chacune, c’est l’aboutissement d’un long cheminement. Corinne Flaconèche est secrétaire, chargée de l’accueil à Saint-Roch depuis 2006. Avant cela, elle travaillait déjà pour les Apprentis d’Auteuil à Lourdes. Avec pudeur, cette maman de quatre enfants laisse entendre qu’elle a connu de lourds problèmes familiaux à cette époque et qu’elle trouvait à la Grotte un refuge : « J’y allais très souvent, j’étais comme « happée » par ce lieu. Ma belle-mère et ma belle-sœur,très croyantes, me disaient de prier. Mais je ne savais pas, je ne connaissais rien à la foi, j’étais seulement baptisée. Pourtant, dans ce lieu, je ressentais du réconfort. J’ai tenu grâce à ça. » Plus tard, habitant alors à Agen, elle tient à ce que ses enfants reçoivent une éducation religieuse qu’elle-même n’a pas reçu. Peu à peu elle se pose la question de la première communion et de la confirmation mais ne va pas plus loin. Lorsque Didier Fort arrive comme animateur en pastoraleà Malepeyreoù elle travaille depuis quelques temps, un lien de confiance va se créer : « Je voyais ce qu’il proposait aux jeunes, je trouvais ça super, j’étais très touchée. C’est grâce à lui que j’ai osé franchir le pas. »

Un appel
Cette confiance, on la retrouve chez Corinne Labit. Elle se souvient particulièrement d’une messe au sein de l’établissement où « quelque chose l’a transpercée ». Se sentant suffisamment à l’aise avec Didier, elle lui en parle. Pour elle, cet évènement s’inscrit dans une longue histoire, une quête : « Mes parents ont voulu que je reçoive le baptême, la première communion, que je sois catéchisée. Mais je sentais que c’était « imposé », ce n’était pas moi qui le demandais. Alors, pour la confirmation, j’ai dit non, c’était mon choix. En 1994, ma grand-mère paternelle décède, elle était très croyante. J’ai alors ressenti le besoin de prier pour elle, pour être près d’elle, même si je n’avais pas les mots. Ce besoin de prier est revenu à la naissance de ma fille en 2000. C’était une fin de grossesse difficile, j’étais hospitalisée. J’avais besoin d’aller régulièrement à la chapelle, je pouvais y passer des heures, c’était comme un appel de Dieu et ça me donnait de la force pour tenir bon. Avec mon mari, nous avons souhaité le baptême pour nos deux enfants et on leur a demandé d’aller au moins une année au caté. Le prêtre qui les accompagnait avait une démarche intelligente, très pédagogique, il nous a beaucoup apportés. » Un peu plus tard, la famille s’installe à Montauban et Corinne travaille au centre Saint-Roch. Elle assiste dès qu’elle peut aux messes célébrées dans la chapelle de l’établissement. Peu à peu elle ressent le désir de préparer sa confirmation. Commence alors, quelques temps plus tard, un cheminement avec Didier Fort.

Un chemin commence
« Je ne m’attendais pas forcément à ce type de demande, ici à Saint-Roch, mais je l’ai reçu comme un cadeau, une grâce. J’ai accompagné beaucoup de jeunes à la confirmation, jamais d’adultes. Au sein de cet établissement, mon travail d’animateur en pastorale m’amène à proposer des rencontres au personnel, notamment pendant le Carême, l’Avent. Certains apprécient de pouvoir partager des questionnements sur les fondamentaux de la foi. Quand les « deux Corinne » se sont senties prêtes à préparer leur confirmation, je leur ai proposé de nous retrouver un lundi soir toutes les trois semaines. » Toutes deux soulignent à quel point ces rencontres du lundi étaient importantes pour elles, un moment privilégié. A l’Ascension, un pèlerinage de deux jours est organisé à Lourdes par les Apprentis d’Auteuil de la région, particulièrement pour les jeunes préparant un sacrement d’initiation. Elles seront présentes elles aussi, seules adultes au milieu de dizaines de jeunes ! Corinne Labit se souvient particulièrement du sacrement de réconciliation reçu à cette occasion : « C’était la première fois que je vivais cette démarche, un moment unique, très fort, j’ai été remuée de façon incroyable. » Le vendredi 9 juin, Mgr Ginoux les confirmait dans la chapelle de l’établissement pendant que des jeunes faisaient leur première communion, en présence des élèves, de membres du personnel. Toutes deux parlent d’un commencement, d’un chemin qui s’ouvre et comme le souligne Corinne Labit : « A présent, je me sens en accord avec moi-même, avec ce que j’ai découvert de la foi. » Toutes deux veulent continuer à participer aux partages de foi proposées par Didier avec le sentiment désormais de « faire partie de la famille de Dieu ».
                                                                                                 S. Bégasse
 

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