Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

 
 
Document Actions

Colloque historique à Montauban: d'une cité épiscopale vers le Monde

26 septembre 2017

 

 

 


Colloque les 6 et 7 octobre, à Montauban
"D’une cité épiscopale vers le monde"

 

Un colloque historique pour les 700 ans du diocèse aura lieu les 6 et 7 octobre à Montauban. Une trentaine d’intervenants, chercheurs, universitaires, historiens, ecclésiastiques permettront d’avoir en deux jours une vision exceptionnelle et approfondie de cette période. Christine Mengès-Lepape dresse le portrait de quelques-uns de ces intervenants.


Le premier jour du colloque, le 6 octobre, à l’Ancien Collège, il y aura à 20 h 30, une soirée « grand public », pouvez-vous nous donner le déroulement ?
Le colloque des 6 et 7 octobre est ouvert à tous. Il est important de rappeler la très large invitation, faite par Mgr Ginoux, aux célébrations des 700 ans du diocèse de Montauban. Ici, il s’agit de journées d’études pour le jubilé, par conséquent de vrais moments de fête ! Le 6 octobre à 20 h 30, se tiendra une séance solennelle dont l’horaire a été retenu pour faciliter la participation de tous ceux qui sont empêchés en journée. Cette soirée, présidée par notre évêque, donnera une vision condensée de l’histoire passée et présente du diocèse, de son avenir également. Nous partirons des origines, avec l’intervention de l’abbé Passerat, pour aller vers des horizons plus lointains qui éclairent l’histoire de notre diocèse. Nous nous insèrerons ainsi dans ce mouvement de l’Église qui va toujours au-delà des limites du temps et de l’espace. Dans Mémoire et identité, Jean-Paul II écrit : « L’humanité est appelée à avancer au-delà des frontières de la mort et même au-delà de la succession des siècles, vers le port définitif de l’éternité, auprès du Christ glorieux, dans la communion trinitaire ». Cette citation explique les moments forts de cette soirée, autour d’intervenants venant d’ici et d’un « ailleurs » plus lointain, l’Afrique.

Pouvez-vous nous présenter l’intervention de l’abbé Georges Passerat ?
D’abord, nous pourrons entendre l’abbé Georges Passerat qui parlera « des premiers instants du diocèse ». Nous le savons, Georges Passerat est professeur émérite de l’Institut Catholique de Toulouse, un médiéviste bien connu en ces terres d’Occitanie, pour ses travaux universitaires et sa connaissance de l’histoire méridionale et de cette période fort dense qui a vu la création du diocèse par le pape Jean XXII. Il est aussi l’auteur de nombreux articles et livres, en particulier La croisade des pastoureaux. Sa passion : « Préserver l’histoire de notre territoire », sans laquelle ce travail indispensable de mémoire ne serait possible !

Vous avez invité un couple rwandais, historiens. Qu’est-ce qui a motivé leur participation au colloque ?
François-Xavier Ngarambé et Yvonne-Solange Kagoyire viennent donc du Rwanda. Ils sont mariés, parents de cinq enfants, membres de la communauté de l’Emmanuel. Ils sont compositeurs, écrivains et historiens. Surtout, ils ont traversé l’horreur du génocide, et plusieurs fois échappé à la mort, sans savoir comment. Rescapés là où tant ont péri, ils auraient pu sombrer dans le désespoir, la haine et la vengeance. Mais leur foi en Dieu et leur passion pour leur pays les poussent à croire que l’amour est plus fort que la haine. Ils choisissent alors d’œuvrer pour la paix, la réconciliation et la guérison de la mémoire du peuple rwandais. Leur vocation est donnée par le titre de leur livre Rescapés pour aimer ! Ce parcours dans un temps et une terre de guerre nous rejoint inévitablement à Montauban. Aux XVIe et XVIIe siècles, notre diocèse a connu les violences meurtrières des guerres civiles dont le souvenir reste encore douloureux. Se pose donc une question pour aujourd’hui : ne reste-il pas, ici ou là, des pardons à donner, des réconciliations à approfondir ? Ne devons-nous pas apprendre, nous aussi à Montauban, à « ne pas nous laisser surmonter par le mal, mais à surmonter le mal par le bien » ? La formule est du père Jerzy Popiełuszko.

Nous avons aussi noté la présence du cardinal Sarr, pourquoi la présence de ce haut dignitaire africain ?
La soirée solennelle sera l’occasion de recevoir et d’écouter le cardinal Théodore Adrien Sarr, archevêque émérite de Dakar. De 2003 à 2016, le cardinal Sarr a présidé la Conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (CERAO). Il a été aussi vice-président du SCEAM, Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et de Madagascar, le cardinal Sarr insiste sur l’urgence de la paix : « Nous avons tous, dit-il, à devenir ambassadeur de la paix ». Cette volonté de pacification à travers le dialogue avec les autres religions dans une région comme le Sénégal où seulement 5 à 6%, de la population est catholique, lui a valu le beau surnom de « soldat de la paix ». Le cardinal souligne également la vitalité de l’Église de l’Afrique occidentale, dans le rappel de Benoît XVI qui parlait -lors du 2è synode africain- du trésor spirituel de ce continent. Ce trésor, l’Eglise d’Afrique le partage avec l’Europe. Nous le voyons à travers la présence des prêtres et des fidèles africains. Relisons l’encyclique Ecclesia in Africa : « Les initiatives que les jeunes Églises d'Afrique ont prises courageusement pour porter l'Évangile « jusqu'aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8) sont remarquables. » Des prêtres séculiers africains, dont le nombre croît lentement, commencent à servir, pour des périodes limitées, dans d'autres diocèses de leur propre pays ou à l'étranger.

Propos recueillis par JF Laparre

 

Voir ICI le programme complet des 2 jours.

<< Go back to list