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Cinq nouveaux baptisés dans le diocèse

25 avril 2017

Catéchuménat des adultes

La tradition chrétienne veut qu’on célèbre les baptêmes d’adultes au cours de la vigile pascale. Ce fut le cas ce samedi 15 avrilpour Jacky, Leila, David, Françoise et Christelle. Une raison de se réjouir pour l’Eglise toute entière, rappellent Annick et Claude Hochart, responsables du catéchuménat.

Des adultes viennent d’être baptisés à Pâques, d’autres vont recevoir ou ont déjà reçu le sacrement de confirmation. Quel regard portez-vous sur eux, sur leur parcours ?
Forcément encore et toujours un regard émerveillé sur ces adultes qui, à un moment donné de leur vie, vie_du_diocese.jpgtrouvent ou retrouvent le chemin vers Dieu. Ce qui est frappant, c’est la diversité de leurs parcours, des raisons qui les poussent à faire cette demande à l’Eglise. C’est vrai pour les cinq personnes baptisées à Pâques, chacune a une histoire tellement singulière. Le catéchuménat est vraiment le lieu par excellence pour nous rappeler que chacun est unique et que le Seigneur rejoint chacun là où il en est.

On évoque souvent la difficulté de l’après-baptême et de la difficulté pour ces néophytes de trouver leur place dans l’Eglise. Est-ce que le temps de d’accompagnement ne favorise pas déjà cet ancrage ?
La préparation aux sacrements d’initiation se vit en groupe et donne lieu à des partages très riches. C’est déjà une façon d’être en Eglise bien sûr mais on sait bien que le lien avec la communauté paroissiale est indispensable pour prendre sa place de baptisé. Les paroisses devraient vraiment se réjouir d’accueillir en leur sein ces nouveaux baptisés ou confirmés et pas seulement le temps de la célébration. Ces adultes ont la joie de l’Evangile en eux, souvent un enthousiasme contagieux. Ils ont une expérience de Dieu qui est comme un feu, un feu qui risque de s’éteindre si on ne l’entretient pas.

Et comment l’entretenir ?
Il faut y penser très tôt, dès le début du catéchuménat, en lien avec les paroisses. Il n’y a que par le dialogue et l’accompagnement personnel que l’on peut entendre comment le catéchumène peut se greffer à une communauté. Nous devons être, en Eglise, au service de la croissance de chacun en prenant en compte son histoire personnelle, ses blessures, ses richesses et ses talents, en proposant de participer à la vie paroissiale, d’une manière ou d’une autre, bien sûr toujours librement. Nous avons également suggéré aux paroisses concernées, le dimanche après Pâques,de présenter les néophytes baptisés dans la nuit de Pâques, revêtus de leur vêtement blanc. C’est ce qu’on appelle traditionnellement le dimanche in albis. Par ce geste symbolique, les nouveaux baptisés prennent place au sein de la communauté. Quant à nous, en tant que service du catéchuménat, nous leur proposerons de continuer à se nourrir en participant aux rencontres de formation.

                                                                Propos recueillis par S. Bégasse


 Ils ont pris le chemin du baptême

« J’étais prêt pour le baptême »

Je suis né dans une famille non croyante. A 16 ans, j'ai travaillé comme serrurier. J'ai fait mon service militaire et après, j’ai été embauché dans un atelier de fonderie. Dans cette usine, j'ai connu mon épouse. En 1975, je suis rentré dans la gendarmerie et j'ai pris ma retraite en2005.
Nous nous sommes mariés civilement en janvier 1977, moi n'étant pas baptisé et mon épouse divorcée et veuve de son premier mariage.
Nous venons donc de fêter nos 40 ans de mariage civil et nous nous sommes mariés religieusement le 8 avril à l'église de Villenouvelle. Nos deux filles ont été baptisées et ont fait leur communion.
Depuis ma retraite, avec mon épouse, nous avons fait quelques voyages culturels, avec des visites de musées et d'édifices religieux. En 2012, lors d'un voyage au Portugal, nous sommes arrivés en plein pèlerinage à Fatima. Là j'ai ressenti - et ce n'était pas la première fois - un trouble en moi, une chose qui ne s'explique pas. En d'autres lieux de culte, j'avais déjà eu la même sensation.
Puis, le malheur est arrivé dans notre famille, nous avons perdu notre fille aînée victime du cancer. Lors de ses obsèques religieuses à Notre-Dame de la Paix, j'ai ressenti quelque chose de très fort, une présence que je ne voyais pas. Un an après, toujours lors une messe à Notre-Dame de la Paix, j’ai encore ressenti la même chose. J'en alors évoqué le baptême, à mon épouse puis au prêtre de cette paroisse. On m’a mis en relation avec le service du catéchuménat et en mai 2015 je commençais mon cheminement. Mon entrée en catéchuménat a eu lieu le 27 novembre 2016 à l'église de Villenouvelle.
Dans cette paroisse, j’ai été très bien entouré, j’ai beaucoup appris sur l'histoire de notre religion. Au bout de deux ans, je savais que j’étais prêt pour le baptême.
                                                                                         Jacky Petit, 67 ans, Montauban

 « Riche de l’amour de Dieu ! »

Ma démarche personnelle pour arriver à demander le baptême est l'aboutissement d'une longue attente tout au long de ma vie. L'élément déclencheur a été le décès de mes parents. J’ai enfin pris conscience et j’ai eu la certitude que la vie ne s'arrêtait pas avec la mort mais qu'elle continuait après et qu'il fallait que je réponde enfin à ces mots "Venez à moi"
J'ai depuis bien des années senti la présence de l'Esprit-Saint, mais sans éducation religieuse, je me sentais démunie, maladroite et je n'osais faire la démarche de m'adresser à un prêtre pour m'aider à me rapprocher de Dieu. Je vivais ma relation à lui dans la solitude mais surtout sans le connaître vraiment.
J'ai enfin franchi la porte de la communauté catholique et j'ai trouvé de l'aide à la paroisse de Montech où l’abbé Aragon m'a accueillie et répondu à ma demande de baptême en m'entourant d'une équipe d’accompagnement de 3 personnes.
Ce groupe de parole a été particulièrement important pour moi. Il m’a permis, à chaque nouvelle rencontre, d'avancer dans la découverte de ma foi. Par la lecture des évangiles, j'ai appris à connaître Jésus. Son histoire et son rôle en tant que messager et Fils de Dieu sur terre. Chaque réunion m’a remplie de joie et m’a permis de partager avec d’autres sur la découverte d'une foi vivante en donnant une réponse d'amour au don de Dieu. C'est le don du Christ qui est chemin, vérité et vie.
Merci à eux de m'avoir accueillie au sein de la communauté chrétienne. J'ai choisi pour marraine ma belle-sœur, profondément croyante et très proche de moi et avec qui je me suis retrouvée au fil des années en accord profond dans le respect de l'autre et les valeurs de don et de partage.
Je suis désormais baptisée, apaisée et riche de cet amour de Dieu.
                                                                               Françoise Régnier, jeune retraitée à Montech

« Je commence un nouveau chemin de vie »

Je suis mariée depuis 17 ans et nous avons troisenfants. Ma mère est espagnole et mon père algérien, j’ai été élevée dans ces deux cultures mais sans initiation religieuse. Nos parents nous ont toujours dit que nous ferions le choix une fois adulte et de mes 4 frères et sœurs je suis la seule à l’avoir fait.
C’est en préparant le baptême et la 1ère communion de mes enfants que l’envie de faire partie de la famille chrétienne, d’en comprendre les gestes et temps fortss’est réellement déclarée. J’étais un peu démunie, au début c’est ma fille ainée qui m’expliquait les fêtes (Noel, Pâques, Pentecôte….) Mais quelque chose me disait de chercher encore plus profondément.
Puis à 36 ans, lors de la célébration du baptême de mon fils et la 1ère communion de ma fille ainée, mon père, dans l’abbatiale de Moissac me dit : « Mais pourquoi tu ne demandes pas le baptême ? » Grâce à cette « autorisation » en quelque sorte j’ai su que c’était le moment et j’ai commencé en septembre 2014.
Déjà, lors des réunions pour les sacrements de mes enfants, j’avais commencé à prendre ma place, à comprendre. Quand on a reçu aucune éducation religieuse, on se sent mal à l’aise pendant la messe, on ne sait pas quand se lever, quand chanter et quoi chanter, quelle prière dire et bien sûr on ne va pas communier. Petit à petit, avec le groupe d’accompagnement, j’ai appris les gestes, les mots... Enfin tout prenait un sens, et ma foi qui était en sommeil s’activait de jour en jour.
Je retiens de cette préparation des moments forts d’amitiés, des rencontres riches. J’ai une vue différente de la religion,je suis apaisée.
Il a fallu aussi se plier aux décisions de l’Eglise, par exemple j’ai dû me marier religieusement cette année pour être baptisée. Mais quel bonheur quand une fois l’orage passé on ressent cet amour. Dans notre groupe on a tous eux des moments difficiles et des choix à faire mais je pense que grâce à la prière et à l’écoute et au non jugement nous y sommes arrivés.
Le baptême m’a rendue pleinement et entièrement chrétienne. J’ai aussi pris conscience que maintenant, mon mari, mes enfants et moi, nous sommesbaptisés, enfants de Dieu. Maintenant je suis comme eux. Nous sommes tous les cinq enfants de Dieu. Nous faisons partie désormais de la communauté chrétienne quoi qu’il arrive.
Avec mon baptême je commence un nouveau chemin dans ma vie.
                                                                              Leila Camaré, 39 ans, Moissac

 


 

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