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Célébrer le Christ ressuscité chaque dimanche

19 avril 2017

Le jour du Seigneur

La foi de l’Eglise rappelle que « le premier jour de la semaine », Marie-Madeleine et d’autres femmes parmi les proches de Jésus vinrent au tombeau et celui-ci, dont la pierre était roulée, était vide. Un ange leur annonça que Jésus était ressuscité,bien vivantil leur apparut (Matthieu 28,1-10). Chaque semaine nous rappelons cet évènement unique en fêtant le « jour du Seigneur », le « dies dominica » qui a donné le « dimanche ».


billet.jpgLe dimanche est pour les chrétiens le jour où le Christ est ressuscité d’entre les morts, le jour où les disciples (femmes et apôtres) ont vu Jésus vivant. Il est facile de comprendre combien ce jour devient alors un jour sacré et prend la place du sabbat juif qui marquait la symbolique du repos divin (Exode 20, 11). Le Seigneur Dieu a enseigné au peuple hébreu ce troisième commandement du Décalogue : « Le septième jour est un sabbat, un repos complet consacré au Seigneur. » Ce passage biblique est repris dans la formule catéchétique : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur ». Le sabbat est le signe de l’alliance de Dieu avec son peuple « esclave en Egypte et libéré par Dieu » (Deutéronome 5,15). Ce jour-là est réservé au Seigneur pour faire mémoire de la création, de la libération de la servitude et aussi pour se reposer et se détacher des contraintes du travail. Il marque ce temps gratuit pour Dieu, comme Dieu après les six jours de la création s’est arrêté. Jésus rappellera que le sabbat « est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat » ((Marc 2,27)
Dans l’évangile Jésus sera souvent accusé de ne pas respecter la loi du sabbat, en particulier lorsqu’il accomplit des guérisons ou de sauver quelqu’un (Marc 3,4). Mais avec la résurrection du Christ, « le premier jour de la semaine » (Marc 16,2) comme le rapportent les évangiles, ce « premier jour » rappelle la première création. Il est l’accomplissement du sabbat dans l’alliance nouvelle et il célèbre celui qui par sa mort et sa résurrection a fait « toutes choses nouvelles » (Apocalypse).

 La célébration du dimanche

Si le troisième commandement de la loi donnée à Moïse (le Décalogue) dit : « Tu sanctifieras le jour du Seigneur », ce précepte est toujours actuel comme les autres commandements. Il a été repris par l’Eglise qui en fait le premier dans l’exercice de la vie chrétienne réalisée : tout fidèle catholique est tenu de sanctifier le jour où l’on commémore la résurrection du Seigneur. Comment pouvons-nous sanctifier le dimanche, en faire un jour « pour le Seigneur » ? Saint Jean-Paul II a bien donné les éléments pour vivre chrétiennement le dimanche dans sa lettre apostoliqueDies Domini, publiée en 1998 et qui est à relire et à mettre en pratique.
D’abord en plaçant au cœur de ce jour la participation à l’eucharistie. C’est une obligationpour tous les fidèles du Christ de « se rassembler pour entendre la Parole de Dieu et pour participer à l’eucharistie » (Vatican II, SacrosanctumConcilium n°106).Aller à la messe et y participer est vital pour la vie de la foi. Dans chaque foyer la messe devrait être une joie vécue en famille, les enfants n’ont pas à s’y dérober et les parents ont le devoir d’exiger leur participation. Ils ont aussi à les conduire peu à peu à s’impliquer dans l’action liturgique, (par exemple servir la messe), à parler avec eux de la Parole de Dieu, à essayer de la mettre en pratique ensemble. Les jeunes parents peuvent, pendant les lectures, prendre en charge les plus jeunes pour un temps d’accueil autour de la Parole de Dieu. Les personnes âgées, éloignées d’une célébration, devraient être conduites par des paroissiens soucieux d’un minimum de fraternité. Et ceux qui ne peuvent bouger devraient être visités le dimanche au nom de la communauté (avec éventuellement le partage de la Parole et de l’eucharistie). C’est à ces signes que la messe dominicale se reconnaît comme lieu de sanctification.
Sanctifier le dimanche c’est aussi cultiver le don et la gratuité : don de son temps, de son argent (revaloriser le don fait à la quête qui est trop souvent ridicule, partager avec les plus démunis ou les malades le repas, une offrande, une visite…)

Gratuité

Le dimanche est, par excellence, le jour des œuvres de miséricorde.
C’est aussi le jour des loisirs mais où met-on le Seigneur dans ces activités ? Aujourd’hui les lois autorisent beaucoup de commerces à ouvrir le dimanche. Comme chrétien nous devons nous y opposer et nous abstenir de fréquenter les galeries marchandes ou les grandes surfaces. En le faisant nous sacrifions aux idoles actuelles et nous obligeons des personnes à travailler (forme moderne d’esclavage).

Chaque dimanche nous fait vivre la joie de Pâques. C’est un jour de fête. Nous sommes invités à prier davantage, à chanter les louanges du Seigneur, à nous retrouver pour célébrer l’eucharistie « source et sommet de notre vie de foi », à partager avec les plus faibles, les plus pauvres, à nous reposer et à… ne pas fatiguer les autres !
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