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Pastorale des funérailles, au service de la charité, de la prière et de l’annonce

19 décembre 2016

Pastorale des funérailles

Le vendredi 25 novembre, plus d’une centaine de prêtres et laïcs du diocèse engagés dans la pastorale des funérailles se sont retrouvés pour une journée de formation. Pour l’intervenant, l’abbé Georges Rieux, prêtre du diocèse de Carcassonne et enseignant à l’antenne perpignanaise de la Faculté de théologie de Toulouse, l’accompagnement des familles en deuil relève de la charité, la prière et l’annonce.

vie_du_diocese.jpgLors de la formation des équipes des funérailles de notre diocèse, votre intervention de la matinée portait sur la célébration au service de la charité, la prière et l’annonce. Tout d’abord, en quoi cette célébration est-elle un acte de charité ?
Je préciserais un acte de charité envers la nature humaine. En effet, aujourd’hui, dans notre société, la mort est niée. On en a peur donc on ne veut pas la regarder en face. Mais elle revient toujours parce que la mort fait partie de l’existence. L’Eglise rappelle la mortalité de l’homme tout en annonçant la Résurrection et, ce faisant, elle sert la vie. En cela, le premier contact après le décès est très important, on peut parler d’un apprivoisement entre l’institution Eglise et la famille en deuil. Les mots doivent être choisis et cette première écoute humaine, pastorale doit être de qualité. Je vais jusqu’à dire que cette démarche est une expression de l’Alliance. On s’intéresse autant aux endeuillés qu’au défunt. C’est là que se situe la charité et il me semble très important de souligner que c’est également la responsabilité des communautés, pas seulement des prêtres et des équipes de laïcs chargées de conduire les obsèques. La communauté chrétienne est-elle présente lors des funérailles ? Est-elle signe de cette charité ? Je pense qu’il faut se poser ces questions.

Et la prière, quelle est sa place dans les funérailles ?
Dès les débuts de l’Eglise, on priait pour les défunts lors de veillées. C’est un acte de socialisation de la mort. Nous retrouvons encore cette prière antique aujourd’hui, plus particulièrement dans le rural. En fait, la prière jalonne toutes les phases du deuil, faisant ainsi un lien sacramentel avec le baptême mais aussi avec l’Eucharistie, même si celle-ci n’est pas forcément concomitante. Bien sûr les signes sont à adapter aujourd’hui car nous savons bien qu’une grande majorité des familles n’ont plus le langage de la foi et de l’Eglise. Un effort doit être fait pour faire entrer les personnes endeuillées dans le sens. Je le redis, cela nécessite une communauté porteuse, fervente. Pour beaucoup, les funérailles sont souvent les seules occasions de rencontrer des chrétiens.

C’est en cela que les funérailles peuvent être un lieu d’annonce ?
Tout à fait et l’annonce pascale doit être centrale. Les funérailles ne sont pas un éloge funèbre mais une annonce de la Résurrection. Pâques illumine la mort, cela s’exprime à travers des paroles, des signes, une qualité de prière, de présence.
                                                                          Propos recueillis par S. Bégasse

Ce qu’ils en retiennent

« A travers nous, c’est l’Eglise qui les soutient »

« J'ai admiré le calme, la sérénité, l'authenticité avec laquelle l'abbé Rieux nous a accueillis. Par des mots simples et efficaces, il a su nous faire passer son message, rappelant qu’il faut accompagner, soutenir, écouter, accueillir, entourer ces familles endeuillées pour leur dire qu’à travers nous, équipes de funérailles, c’est l'Eglise qui les soutient et qu'ils ne se sont pas seuls. Pour moi, faire partie d'une équipe de funérailles demande de prendre du temps, de se donner pleinement pour aider ces familles dans le désarroi et dans la peine. Qu’ils soient croyants ou non, pratiquants ou non, nous devons les inviter à prier le Dieu de miséricorde qui est là pour eux, pour les aider à supporter l'épreuve de la séparation. »

                                             Françoise Garric, ensemble paroissial de Nègrepelisse

« Prêtres et laïcs, une affaire d’équipe »

« Des trois axes développés au cours de cette journée, c’est celui du service de la charité qui a le plus résonné en moi. Peut-être parce qu’il est tourné vers les vivants dans l’accueil, la compassion à manifester envers les proches, dans la qualité du cérémonial, signe du respect pour le défunt et proximité avec la famille. S’agissant du déroulement de cette journée, je regrette toutefois que nous n’ayons pas pu réfléchir ensemble, prêtres et laïcs, pour parfaire ce temps fort d’évangélisation que sont les funérailles. Je n’ai pas vu une équipe au service d’une même mission ecclésiale mais deux registres différents. »
                                        Gabriel Guerton, ensemble paroissial de la Cathédrale

« L’accueil est primordial »

« Je ne fais pas partie de l’équipe funérailles mais cet été, j’ai été amenée à aider celle de la paroisse. De plus, j’ai eu l’occasion de participer à la préparation d’obsèques dans ma famille et j’ai souvent été surprise par le respect et le dévouement de certains qui expriment le fait qu’ils ne croient pas en Dieu. Cette journée m’a permis de partager et créer des liens. J’ai été très impressionnée par la foi de l’abbé Rieux, j’ai ressenti chez ce prêtre une grande joie, un élan de générosité et d’amour pour son prochain. Je retiens que, face à des personnes attristées ou en colère, il faut bien accueillir dans la simplicité ces personnes en deuil. L’écoute est primordiale et il est important de savoir s’adapter en fonction de l’âge du défunt.»

                                                  Régine Pinatel, ensemble paroissial de saint-Nauphary

 

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