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Archives diocésaines

21 octobre 2017
Archives diocésaines

- M. Fau et Mme Pujade font de recherches pour répondre aux demandes

Trier et conserver pour la consultation

Les archives diocésaines sont des archives privées qui sont la propriété de l’Association diocésaine sous la responsabilité de l’évêque. Elles sont constituées de documents postérieurs à la Révolution. De nombreuses personnes viennent les consulter. Le chanoine Jantaud, archiviste diocésain, explique la mission de ce service.


Vous avez été nommé archiviste diocésain fin 2016, pouvez-vous nous préciser quelle est la mission des archives diocésaines ?
Son objectif premier est la conservation des documents qui lui sont confiés. Il faudrait peut-être préciser ce que l’on met sous le mot « archives ». Ce sont toutes sortes de documents qui reflètent de l’activité des vie_du_diocese.jpgparoisses, des services, de la vie diocésaine. Ce qui est moins connu c’est que cela comporte aussi des archives administratives, des documents comptables mais aussi par exemple, des détails sur les legs, des éléments cadastraux. Tout ce qui peut être le reflet de la vie est intéressant, comme l’histoire de la construction d’une église, des échanges épistolaires ou des éléments sur une personnalité. Au début, on gardait des documents au cas où on pourrait en avoir besoin ! Par la suite on a commencé à trier et c’est comme cela que les archives sont nées.

Comment vous organisez-vous aujourd’hui ?
Notre rôle est donc d’abord de conserver ces documents, pour cela, on les trie selon un plan d’archivage avec des références, des côtes qui, par la suite faciliteront leur consultation. Le système de classement est le même que celui des archives départementales. On classe par fond, c'est-à-dire par paroisse et par chronologie, par producteur de document (par exemple par curé, par évêque), par service diocésain.
Beaucoup de documents ont été classés par thème, il y a eu très peu de tri tel qu’on l’entend pour des archives, ce qui fait que nous découvrons à nouveau des éléments. Je pense par exemple à une lettre originale du P. Chaminade, fondateur des Marianistes que nous avons retrouvée. C’est un travail de longue haleine qui nous attend.

Comment vous situez-vous en tant que service diocésain ?
Outre cette mission de conservation importante, notre mission n’a pas pour objectif d’enfermer les documents dans des boîtes mais d’ouvrir le service à la consultation. C’est ce qui se fait déjà beaucoup. C’est même quasiment un apostolat pour Mme Françoise Pujade et M. Jean-Claude Fau ! L’accueil est important, beaucoup viennent consulter, pour des recherches familiales mais aussi pour des monographies, des recherches en histoire par des étudiants. Il faut aussi rappeler que tout n’est pas consultable, les archives diocésaines sont privées et il y a de délais légaux pour consulter les documents les plus récents qui sont imposés par l’Etat et par l’Eglise.
Il me semble aussi que nous pouvons rendre des services aux paroisses, qui sont sans doute confrontées à des masses de documents qu’elles ne savent pas archiver, d’autant qu’il faut avant trier et savoir donc ce qu’il faut garder. Je souhaite alerter les curés et les responsables paroissiaux sur le sujet, le « On fait de la place ! » met en danger potentiel des documents qui peuvent avoir beaucoup d’importance. Je pense très concrètement à l’utilité des archives lorsqu’on est confronté à des conflits ou que l’on découvre des vices de fabrication dans les travaux effectués. Archiver n’est pas compliqué, il suffit d’un peu de rigueur. Il y a longtemps qu’il n’y a pas eu de collecte d’archives. Cela vaut aussi pour les services diocésains.

Y a-t-il eu des évolutions notoires dans le travail des archives ?
Les méthodes de travail évoluent mais je pense surtout à l’évolution de la nature des documents. Quand on pense archives, on pense papier évidemment ! Pourtant il existe aussi des documents vidéo, des documents sur support numérique, qui posent la question de la conservation dans le temps. Nous aurons aussi à l’avenir à nous préoccuper de cette question.

                                                                   Propos recueillis par JF Laparre

Au service des archives
Le sens de l’accueil

L’accueil fait partie intégrante du service des archives historiques, pour s’en rendre compte il suffit de venir à l’évêché un jeudi matin. La place manque bien souvent pour que chacun trouve un coin de table et une chaise et ainsi puisse consulter les documents demandés ! Dans cette ruche, Jean-Claude Fau et Françoise Pujade accueillent, renseignent, cherchent et répondent aux questions. Leur parfaite connaissance du diocèse et de son histoire en font des interlocuteurs privilégiés pour ceux qui franchissent la porte du service des archives. Si des personnes viennent aux archives, beaucoup font aussi leurs demandes par courrier électronique. A tel point que Françoise Pujade traite aussi pas mal de dossiers depuis chez elle, il faut dire que les demandes viennent de toute la France et de l’étranger. Elles sont parfois complexes et demandent un vrai travail de recherche qui se fait en dehors des heures de permanences. Les trois archivistes ne manquent pas de travail.
                                                                     JFL

Le service est ouvert pour la consultation, à l’évêché, tous les jeudis matin de 9 h à 12 h, hors période des vacances scolaires.Il est souhaitable de prendre rendez-vous en envoyant un e-mail 


 



 

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