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Accueillir l’Enfant-Dieu

14 décembre 2016

Fête de la Nativité

« Un enfant nous est né. Un fils nous a été donné ; C’est le prince de la Paix ». Cette parole du prophète Isaïe nous dit le sens de la fête de la Nativité. Dieu lui-même vient sauver son peuple et lui donne Jésus, totalement fils du Père et totalement fils de la Vierge Marie. Ce tout petit enfant vient chercher et sauver l’homme perdu.

Le peuple qui marchait dans les ténèbres (Isaïe 9, 1) est celui que Dieu console (Isaïe 40, 1 : « Consolez, consolez mon peuple » dit le Seigneur). Nous sommes, comme au temps des Prophètes, comme au temps de Jésus, un peuple « qui marche dans les ténèbres ». Et pourtant le consolateur est venu, Il est venu pour que nous ayons la vie, une vie pour toujours, une vie d’amour et dbillet.jpge paix. « La lumière est venue dans le monde » dit le prologue de l’évangile de saint Jean et cette lumière a resplendi sur nous et dans nos cœurs. Nous ne sommes plus « le peuple des ténèbres » parce qu’un enfant est venu et cet enfant est Dieu et cet enfant fait de nous des êtres divins. Le cadeau est tellement impensable, inimaginable que nous ne voulons pas le croire et nous préférons nous livrer aux ténèbres.

Un enfant nous est donné (Isaïe 9,5)
Cette vie naissante est un appel à la vie, à la confiance, à la foi : Dieu nous aime tellement qu’il se fait petit enfant pour nous, dépendant de nous, livré à nous au point qu’un jour il sera livré à la mort. Cet enfant de la Nativité n’est pas accueilli dans ce monde où les lois se font contraignantes pour interdire toute opinion qui pourrait faire éviter un avortement. Cet enfant de la Paix n’est pas accueilli dans ce monde où des êtres malfaisants abîment l’innocence, abusent de l’enfant, manipulent physiquement et moralement la créature de Dieu pour parvenir à des fins ignobles. Cet enfant de l’amour divin est livré à la guerre quand des couples se l’arrachent, quand des prétendus états le transforment en soldat fanatisé ou en victime immolée à la gloire d’un dieu sanguinaire. Cet enfant qui porte toute la bonté et la miséricorde de Dieu est écrasé, vendu comme esclave, englouti dans l’hyperconsommation. La voilà la nuit du monde où naît cet enfant, nuit tragique hantée par des ombres menaçantes et des silhouettes macabres, la nuit où meurt l’enfant.

Que faire de cet enfant qui vient ?
Le faire nôtre, l’adopter, le prendre chez nous parce qu’il vient pour combler notre attente informulée, pour ouvrir nos cœurs endurcis. Il est le don de Dieu pour l’humanité aujourd’hui comme hier : « Il est, il était et il vient » (Apocalypse 1,4). Il est là dans l’attente. L’enfant de la crèche sourit sereinement, il est à la merci de l’homme, il est le faible, le petit et en lui règne pourtant la puissance de Dieu. C’est lui qui dira « Je me tiens à la porte et je frappe, si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Apocalypse 4, 20). Il nous invite alors à nous faire proche, désireux de nous laisser transformer par sa présence aimante. Il va illuminer notre vie, nous faire passer « des ténèbres à sa lumière ».
De la nuit profonde la clarté divine est venue. Elle change notre regard en révélant la lumière enfouie en chacun. Tous ces visages d’enfants rejetés, refusés, battus, anéantis, ne sont plus que le visage de l’Enfant-Jésus qui tend les bras et ouvre à chacun le ciel qu’il a laissé pour répandre sur la terre la paix et la miséricorde. Il revient ce soir. Arrêtons-nous pour lui faire place chez nous. Laissons nos peurs, nos soucis, nos souffrances, nos regrets : il vient dire au tourmenté : « Donne-moi ta peine ». Il réconforte l’inquiet : « Ne crains pas ». Il guide l’égaré : « Je suis le chemin, la vérité, la vie ». Il vient pour que nous vivions de sa propre vie. C’est le cadeau qui nous est fait, il est l’accomplissement de la promesse divine : « Dieu lui-même vient vous sauver. » Dans ces jours qui précèdent la Nativité nous nous préparons à accueillir ce don merveilleux par la prière, la confession de nos péchés dans le sacrement de réconciliation, la lecture plus fidèle de la Parole de Dieu. Alors, dans la joie, nous pourrons dire « Viens, Seigneur Jésus ! » et « Joyeuses fêtes de la Nativité de Notre-Seigneur » !

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