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Accueillir l’an nouveau

9 janvier 2018

 Centrer sa vie sur le Christ

La période des vœux bat son plein, par obligation ou par sincérité profonde nous nous efforçons de n’oublier personne. Mais avons-nous la volonté de vivre une « bonne » année ?

Nous sommes souvent tentés de regarder en arrière pour regretter le passé ou le fixer comme indépassable. Il nous est alors difficile de nous ouvrir à ce que la vie va nous apporter. D’avance nous récusons le présent et le futur ou, du moins, nous nous en méfions. Nous sommes attachés à un passé qui, lui-même, est relu, billet.jpgtransformé et enjolivé de nos propres illusions. Le passé tel qu’on se le remémore est parfois chargé de connotations affectives très éloignées de la réalité ! Aussi en commençant une année nouvelle est-il heureux de faire le bilan de la précédente. Que nous a apporté l’année 2017 ? Quelles joies ? Quelles peines ? Comment avons-nous essayé de rejoindre les autres pour leur faire partager ce que nous avons reçu ? Nous ne pouvons pas rester des êtres isolés et notre relation aux autres fait partie de notre vie. La vie de chacun est créatrice de liens. La première constatation est de voir ce que nous apportons à la croissance du bien commun. Même pauvres nous avons quelque chose à partager. Même si nous avons été frappés par le malheur nous ne pouvons pas nier la présence d’heures de joie.

La dette de l’amour
D’autre part, nous avons à apporter au bien commun une part de ce que nous sommes. Nous avons une dette envers les autres, la dette de l’amour, et nous devons nous en acquitter. Comment ? Par la générosité, le don gratuit, le service de l’homme. Nous pouvons vérifier comment l’année précédente a honoré ces exigences. Il se peut que nous n’ayons pas une bonne impression de l’année 2017. C’est là qu’il est nécessaire de faire un « examen de conscience » : qu’ai-je voulu ? Qu’ai-je cherché au cours de ces mois passés ? Qui a été premier dans ma vie : le Christ ou mes « idoles » (mon ego, mon argent, mon pouvoir, mon désir de dépasser les autres, etc.). Bien sûr il faut pour cela prendre du temps et la question vient aussitôt : ai-je pris du temps pour Dieu, pour me mettre en sa présence, pour adorer le Seigneur ? Ai-je établi un rythme régulier dans mes confessions, dans ma prière quotidienne ? Enfin, puis-je rendre grâce à Dieu pour tout ce que j’ai reçu de sa miséricorde durant cette année ?

Le présent de 2018
Que sera cette année ? Je n’attends pas la réponse des voyants et des voyantes qui me leurrent. Même si parfois ces « devins » semblent dire des vérités, ils m’enchaînent l’esprit et me font perdre ma liberté intérieure car ils me laissent croire que mon destin est écrit. Or, l’amour de Dieu pour chacune de ses créatures nous veut libres et nous laisse construire notre vie. C’est pourquoi la Bible et la foi chrétienne interdisent aux fidèles la consultation de voyants. Ce serait vouloir mettre la main sur l’avenir et nous perdrions notre liberté. Notre vie est à réaliser chaque jour avec ce que nous recevons de Dieu (les « talents » de la vie divine en nous). De la même manière j’ai à apprendre la confiance en Dieu et non pas à me constituer des réserves matérielles ou financières. Je dois, quelle que soit ma situation, vivre le quotidien comme donné par Dieu (« Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour »). Il est triste de voir tant de chrétiens vivre comme des païens qui amassent, trafiquent, ne paient pas leurs dettes … parce qu’ils sont attachés à l’argent, à la possession. C’est parfois le très fréquent péché d’avarice (qu’on accuse rarement en confession parce que l’avare se dit « économe » !). C’est le refus de voir la misère, d’accueillir des sans-abri dans des appartements ou des maisons inoccupées. C’est la volonté d’accumuler des biens « pour ses enfants » et c’est finalement compter sur la possession des biens en oubliant que le seul bien véritable est la vie dans le Christ.
Le présent nous appelle donc à une radicale conversion en prenant des moyens sérieux pour que ma vie soit portée par le Christ. Ce mois-ci l’école d’oraison va reprendre à Montauban (cf. Bulletin Catholique n° 19, 2017). Ai-je prévu d’y participer ? Chaque jour de 15 h à 18 h le sanctuaire de la Miséricorde (chapelet, adoration, vêpres) est ouvert et un prêtre est présent. Pourrais-je m’y rendre parfois ? Un prêtre confesse chaque soir de 17 h à 18 h à la cathédrale. Pourquoi ne pas y aller régulièrement ? Et la fidélité à la messe ? Bref, tant de possibilités proposées et si peu qui en profitent… Et tant d’appels au partage fraternel, au soutien des plus démunis, à la fraternité vécue au quotidien. Alors vivre l’année nouvelle sera un bonheur, une aventure de la foi avec le Christ « qui fait toute chose nouvelle»

 signature mgr ginoux.jpg

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