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1317 – 2017, 700 ans du diocèse de Montauban, une cité épiscopale pour l’Église

8 septembre 2017
1317 – 2017, 700 ans du diocèse de Montauban, une cité épiscopale pour l’Église

Jacques Duèze, évêque de Cahors, devenu pape, a profondément marqué le Quercy

 Colloque historique 

Les 6 et 7 octobre, à Montauban aura lieu le colloque historique dédié aux 700 ans du diocèse. Christine Mengès-Lepape en est l’organisatrice, elle donne ici le sens de cet évènement même s’il reste encore quelques détails du déroulement à préciser.

Pouvez-vous nous donner les objectifs de cette manifestation ?
Les 6 et 7 octobre prochains, un colloque se tiendra pour célébrer les 700 ans de la création du diocèse de Montauban par Jean XXII. Ce pape, issu du pays cadurcien, connaissait fort bien l’Eglise méridionale, il en souhaitait la réforme institutionnelle, et surtout spirituelle. Presque 500 ans plus tard et après sa suppression vie_du_diocese.jpgau moment de la Révolution, le diocèse fut rétabli par le pape Pie VII. Cette fois et selon l’air concordataire, les terres diocésaines correspondaient aux ressorts administratifs.
L’histoire qu’ouvrait ainsi la Bulle de fondation Salvator noster de 1317 fut très vite marquée par une unité autour de prélats réformateurs, elle débutait sur des temps de forte identité. Le parcours se poursuivit, partagé entre les embarras politiques et guerriers auxquels succèdent toujours les temps heureux de la paix, ornés par l’architecture et l’art sacré, les sanctuaires et les pèlerinages vers Notre-Dame de Livron ou des lieux plus lointains. La mémoire y retient des figures illustres ou plus effacées, celles de saint Théodard, Vincent de Paul, Madame Gényer, François Palau. Tous ont préparé le devenir du diocèse. À leur suite, le colloque invite à une traversée des siècles, situés entre épreuves et éclats de sainteté, pour saisir le sens d’une histoire à la fois locale et universelle.

700 ans, c’est un long temps, qu’est-ce qui a déterminé les choix des sujets traités,
Nous avons retenu deux sujets qui correspondent aux grands traits de l’histoire du diocèse et aux deux journées de colloque. Le 6 octobre, le thème abordé sera : « Autour de Jean XXII et de la création du diocèse de Montauban ». Le 7 octobre: « Les temps de la guerre et de la paix ».

Quelle seront les apports nouveaux en termes de contenu, de réflexion ?
Le colloque veut suivre les recommandations données aux historiens par le pape Benoît XVI, dans ses catéchèses sur les Pères de l’Église. Ce n’est pas une étude de l’événement pour l’événement qui sera proposée, c’est plutôt une recherche de leur signification profonde, pour comprendre le sens de l’histoire et pouvoir aller vers l’avenir. Voici les conseils de Benoît XVI, d’ailleurs valables pour tout travail historique :
« Quelle est notre attitude à l’égard des événements de l’Église ? Est-ce l’attitude de celui qui s’y intéresse par simple curiosité, peut-être en recherchant à tout prix ce qui est sensationnel ou scandaleux ? Ou bien l’attitude pleine d’amour, et ouverte au mystère, de celui qui sait -par foi- pouvoir retrouver dans l’histoire de l’Église les signes de l’amour de Dieu et les grandes œuvres du salut qu’il a accomplies ? »
 Catéchèses du pape Benoît XVI, mercredi 13 juin 2007

Vendredi 6 octobre, salle de conférences de l’Ancien Collège à Montauban
8 h 30 : Accueil des participants
9 h : Ouverture du colloque 
Thème de la journée : Autour de Jean XXII et de la création du diocèse de Montauban
Soirée solennelle : Une cité épiscopale pour l’Église
18 h - Séance ouverte et présidée par Mgr Bernard Ginoux, 
- Georges Passerat, professeur à l'institut catholique de Toulouse, Sur le pont de Montauban ou comment devenir cité épiscopale ?
-François-Xavier et Yvonne-Solange Ngarambe, historiens et écrivains du Rwanda, Aller au-delà des violences
- le cardinal Théodore-Adrien Sarr, « Une dette de l'amour » pour l'annonce du Christ, dialogue et mission.

Samedi 7 octobre, à partir de 9 heures, auditorium du Centre universitaire de Tarn-et-Garonne
Thème de la journée, Les temps de la guerre et de la paix.

Une inscription par mail sera prévue. L’entrée est libre, une participation libre aux frais du colloque est possible.
Des informations seront disponibles sur le site www.700ans.fr 

En quoi « l’Eglise qui est à Montauban » a marqué le territoire aujourd’hui « Tarn-et-Garonnais » et réciproquement ?
« L’Église qui est à Montauban » a dû affronter les difficultés entraînées par les ruptures, celles des crises de la conscience qui ont bousculé le Moyen-Âge et l’Ancien Régime, celles de la Réforme protestante, du gallicanisme, de la Révolution de 1789, puis les premiers temps de la laïcisation avec les guerres qui ont meurtri à la fois la France et le monde.
Ensuite, à travers le passé du diocèse, il y a cette forte volonté d’aller au-delà des embarras, vers l’annonce du Christ. Chaque fois à l’occasion des crises qui se répètent, se trouvent une défense de la paix et de la liberté, une détermination d’aller au-delà des ruptures, vers la réconciliation. Mais cette volonté est imprégnée de réciprocité, nous le voyons aujourd’hui avec la présence de prêtres qui viennent d’Afrique, de Pologne et d’ailleurs. Jean-Paul II a parlé d'une dette de l'amour entre les pays, entre les continents pour l'annonce du Christ. Et là nous saisissons la dimension universelle de l’Église, c’est-à-dire l’appel au large ! Duc in altum. Notre diocèse a été créé pour l’Église !

                                                                             Propos recueillis par JF Laparre


 

 

 

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