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Journée mondiale de prière pour les vocations (Avr 16)

Le message du pape

Ce dimanche 17 avril, toute l’Eglise catholique est invitée à prier pour les vocations et spécialement les vocations de prêtres. Nous savons et nous croyons que l’Eglise du Christ ne peut pas vivre et grandir s’il n’y a pas de prêtres au service de tous les membres de l’Eglise. Nos sociétés occidentales connaissent une douloureuse baisse du nombre de prêtres et le pape, dans son message pour cette journée, rappelle que l’Eglise est « mère des vocations ». Parcourons ensemble ce document.

Pour le pape François, « l’Eglise est la maison de la miséricorde et constitue le « terreau » où la vocation germe, grandit et porte du fruit ». Bien sûr le point de départ est le regard de miséricorde, donc d’amour, que Jésus porte sur la personne qu’il appelle. Nous le voyons dans l’évangile avec la vocation de Lévi – Matthieu ou le refus de l’homme riche alors que Jésus, selon l’évangile de saint Marc, « posa son regard sur lui et l’aima » (Marc 10,21). Une vocation, en effet, vient toujours de l’amour premier du Christ. Mais le pape fait remarquer qu’une vocation fait « adhérer à la communauté chrétienne », autrement dit que l’appel de Dieu se concrétise par la médiation de l’Eglise qui fait saisir à chacun sa vocation spécifique. Un parcours de vocation ne se vit pas seul : il implique l’Eglise et fait sortir d’elle-même la personne appelée pour aller vers les autres, selon le dessein de Dieu. C’est pour cela qu’il faut développer un sens ecclésial juste et développer l’horizon ecclésial. Celui qui entend l’appel, le candidat à un ministère de diacre ou de prêtre, sera ordonné « pour l’Eglise et pour le monde » et non pas pour une catégorie déterminée ou un groupe particulier. Le pape dit même qu’il faut dépasser les limites géographiques !

La vocation grandit dans l’Eglise
Les séminaires l’ont compris depuis longtemps : le futur ordonné doit connaître toujours mieux les communautés, les divers visages de l’Eglise. Il s’agit d’entrer dans la réalité pour évangéliser des personnes réelles et non pas vivre d’images rêvées ou d’idées a priori. La pastorale s’apprend en plongeant dans la vie des hommes d’aujourd’hui. La communauté ecclésiale avec tous ses membres est l’école d’une vocation. « Celui qui a consacré sa vie au Seigneur est disposé à servir l’Eglise là où elle en a besoin ». Cette affirmation du pape est fondamentale pour comprendre que répondre à l’appel de Dieu, c’est faire le don indéterminé et inconditionnel de soi-même pour le service du Christ et de l’Eglise afin que les hommes connaissent la miséricorde du Seigneur et vivent de sa présence. Toute l’Eglise, par les fidèles, se doit de soutenir cette mission en favorisant les vocations, en parlant aux jeunes positivement de cet engagement et en priant sans cesse pour que beaucoup le suivent.

La vocation est soutenue par l’Eglise
Le pape définit la mission de l’Eglise comme « mère des vocations ». Comment ? Le pape le précise : « La maternité de l’Eglise s’exprime par la prière persévérante pour les vocations et par l’action éducative et l’accompagnement de ceux qui perçoivent l’appel de Dieu ». Une telle attitude suppose que nous aimions l’Eglise telle qu’elle est aujourd’hui, avec ses membres défaillants et ses membres les plus saints, parfois comme l’a dit le pape « comme un hôpital de campagne ». Les fidèles du Christ ont aussi à aimer les prêtres, les diacres, les consacrés qui, un jour, ont donné leur vie à la suite du Christ. Il est vrai que certains ont trahi ou négligé leur mission. L’actualité nous le rappelle durement et demande que nous reconnaissions le mal qui a été fait et qui demande réparation. Mais évoquons aussi tout ce que le monde doit aux saints prêtres et aux saintes femmes consacrées qui ont porté haut le souci des autres et sont allés jusqu’à donner leur vie. Ils sont nombreux ceux qui ont su, par leur fidélité au Christ, aimer jusqu’au bout dans le don total d’eux-mêmes. Il convient de regarder ces grands témoins de la foi et de rendre grâce pour ce qu’ils ont accompli. C’est en voyant de telles vies, portées par la joie d’évangéliser, que des jeunes ou des moins jeunes peuvent se sentir appelés sur le même chemin. Ne nous leurrons pas : ce sont les exigences de la vocation qui attirent les jeunes en recherche de vérité et non les avantages supposés d’une vie tranquille. Aussi pouvons-nous témoigner avec confiance qu’il n’y a de vie réussie que lorsqu’elle est donnée. Ce dimanche 17 avril, nous allons prier pour que viennent des vocations, nous allons le faire d’abord samedi soir en participant à la marche de nuit (en totalité ou pour un tronçon) qui partira après les veillées de prière, nous le ferons dimanche matin à 7 h à la messe que je présiderai à la cathédrale à cette intention. Je vous y attends.