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L'église catholique en Tarn et Garonne L'église catholique en Tarn et Garonne
 
 
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Eglise et patrimoine

Faire vivre et transmettre l’héritage chrétien

Ce 19 et 20 septembre en France et en Europe nous vivrons les Journées du patrimoine. « Rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité au plus grand nombre » et « assurer la plus vaste audience à notre patrimoine culturel » : tels étaient les objectifs du ministère de la culture lorsque furent lancées ces Journées européennes du patrimoine il y a vingt-six ans.

Cette année le thème en est : Un patrimoine accessible à tous.

La situation

Nous n’ignorons pas combien l’Europe a été façonnée par la culture chrétienne. C’est donc un devoir que, nous chrétiens, nous avons de faire connaître à tous cet héritage. Il est d’abord spirituel, moral et vivant dans les hommes mais il est aussi fortement inscrit dans l’Histoire et il a pour témoignage les œuvres artistiques, architecturales, musicales, des plus grandioses aux plus modestes. En France, l’Histoire a fait que, la plupart du temps, les bâtiments religieux et ce qu’ils contenaient avant la loi de 1905 (Séparation des Eglises et de l’Etat) ont été saisis par l’Etat et par les communes. Mais, après cette période conflictuelle, nous vivons aujourd’hui un dialogue permanent pour l’entretien et l’usage de ces biens, en respectant en particulier leur destination première : le culte.

La mission

Il faut reconnaître dans le diocèse l’effort accompli par beaucoup d’élus pour le maintien en état des églises ou chapelles rurales et les en remercier. Il reste cependant que les fidèles et nous tous nous n’avons pas à rester passifs. Eglises, presbytères, bâtiments paroissiaux ne vivront que si nous les faisons vivre.

Constituer des équipes de bénévoles pour l’ouverture, si possible tous les jours, de nos églises paroissiales est indispensable. Les rendre propres, dignes et agréables est une nécessité : comment honorer le Seigneur dans un lieu sale et négligé ? La propreté des autels, des nappes, des linges, la qualité des calices, des ciboires, la nécessité de vêtements liturgiques (chasubles, étoles, aubes) dignes pour les célébrants mais aussi pour les servants, la mise en ordre et à l’abri des ornements anciens, tout cela fait partie de l’entretien du patrimoine.

Les hameaux ou les quartiers qui ont des chapelles ont aussi à faire de même, du moins quand les beaux jours permettent aux uns et aux autres d’y faire halte.

Cette invitation rappelle que ces trésors ne sont pas seulement pour nous mais que nous avons à les proposer à tous. Si nous ne les entretenons pas comment prétendre qu’ils nous tiennent à cœur?

Habiter nos églises

Beaucoup peuvent penser que c’est une mission lourde. C’est vrai mais nous pouvons y impliquer des personnes diverses : ce n’est pas la catéchèse ou la conduite des funérailles ! Point n’est besoin d’être à l’équipe pastorale pour faire vivre une église, mettre en valeur un tableau ou venir de temps en temps donner à l’orgue un temps de musique spirituelle. Allons chercher les compétences et les personnes soucieuses de faire vivre notre patrimoine !

Par ailleurs ne limitons pas à la messe l’usage de l’église. D’autres possibilités ne manquent pas :

- l’ouverture pour la prière de chacun. Plus une église est ouverte plus elle est fréquentée et donc les risques de vol ou de dégradations diminuent ;

- des temps de prière ou de lecture biblique organisés à des heures favorables ;

- la récitation du chapelet (le mois d’octobre, mois du Rosaire, est une occasion à saisir) ;

- des temps d’adoration du Saint-Sacrement s’il est conservé au tabernacle ;

- des « heures musicales » pour les églises qui ont un orgue (et un organiste) ;

- des expositions comme ce fut le cas pour l’année saint Paul (elle a été peu demandée) et comme nous en aurons une pour l’année sacerdotale (à demander à la Maison diocésaine).

Il y aurait aussi des formules à inventer. Je propose, par exemple, que les défunts soient accueillis dans nos églises rurales pour les heures qui précèdent les obsèques. Il est, en effet, de plus en plus difficile de garder un défunt à la maison. Le déposer à la maison de Dieu qui est aussi la maison de tous rappellerait qu’il est venu dans cette église et que tous peuvent venir auprès de lui. Ce serait un signe d’accueil de toute une communauté paroissiale.

Par ailleurs la catéchèse ne peut ignorer l’église et nous avons à familiariser les enfants et les jeunes avec ce lieu.

Bien entendu ces propositions sont à reprendre autour des curés responsables et affectataires de nos églises mais elles concernent tout le monde et pas seulement les « fidèles ».

Habiter nos églises signifie les rendre vivantes, entretenir et développer ce patrimoine pour le transmettre.

Aimons-nous notre héritage chrétien ? Le connaissons-nous ? Que faisons-nous pour le rendre vivant ?

Les 19 et 20 septembre, nous aurons les Journées du patrimoine mais notre préoccupation se concrétise tout au long de l’année

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16/09/2009