Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

 
Document Actions

Le mariage en question

Et l’enfant dans tout ça ...

Ces dernières semaines ont été marquées par la relance du projet de loi sur le mariage et l’adoption qui s’ouvriraient aux couples de même sexe. Il est évident qu’une telle loi ferait éclater le fondement social de la famille : le mariage.

Depuis quelques mois, la France, en pleine crise économique et en crise de sens, est agitée par la volonté de ses gouvernants de répondre aux engagements pris durant la campagne électorale. L’un de ces engagements était de réviser le Code civil pour ouvrir le mariage aux personnes du même sexe. Cette décision, motivée par ce qui serait une « discrimination » pour les personnes homosexuelles voulant s’unir devant la loi, n’est pas seulement l’adaptation de la loi à certaines situations, elle est volontairement un bouleversement des fondements de la société. De plus, ce projet de loi prévoit la possibilité d’adopter pour les couples de même sexe. Or, que devient, dans ce cas, la parenté, la filiation ? Comment refuser à un enfant d’être élevé par un père et une mère ? Ce sera aussi de la « discrimination » vis-à-vis de cet enfant ! C’est pour cette raison que nous sommes tous concernés et que nous devons demander une réflexion de tous les citoyens.

Le mariage fondateur
Si l’on accepte que la nature crée les êtres sexués, qu’il faut un être masculin et un être féminin pour transmettre la vie et que l’enfant est le produit de l’union physique d’un homme et d’une femme, la notion du mariage se comprend comme la reconnaissance devant la société de leur union. Le mariage est la garantie de la vie commune des époux, de leur statut de parents et de la filiation de leurs enfants. Cette institution immémoriale n’a jamais varié parce qu’elle permet d’assurer les bases de la société et, en particulier, celle de la filiation. Elle donne un statut, une reconnaissance à l’enfant. Devant la loi civile, elle est aussi significative de l’engagement que prennent l’un envers l’autre les époux, dans le respect de chacun et la reconnaissance de la filiation. Le mariage constitue la base de la société et la protection juridique des enfants. Beaucoup au XXè siècle ont dénigré le mariage pour vivre « l’amour libre ». C’était en même temps un refus d’embourgeoisement, de conformisme social et une affirmation du primat de l’affectif. Le mariage était cependant lié à l’union du masculin et du féminin.

Le mariage entre personnes homosexuelles
Madame la ministre de la Justice a déclaré que ce type d’union était une « exigence d’égalité ». Or, l’égalité n’est en rien la similitude : l’égalité est toujours à rechercher mais selon la nature propre de chacun, homme ou femme. Le mariage, tel que la loi civile le reconnaît, est-il adaptable à tous les cas ? Deux personnes qui s’aiment ne sont pas pour autant appelées au mariage car celui-ci n’est pas la reconnaissance officielle des sentiments ni des pratiques sexuelles. Il s’agit là de choix individuels que la société n’a pas à légaliser. D’ailleurs, d’autres choix se pratiquent mais faudrait-il aussi leur accorder le droit au mariage ? Des mesures politiques de reconnaissance d’unions de fait peuvent se comprendre mais le mariage n’est pas qu’un contrat.

L’adoption
L’union de deux personnes de même sexe ne peut seule rendre réelle la procréation, il faut un tiers. Même si dans un couple homosexuel l’un des deux est naturellement père ou mère, l’autre n’a pas de statut par rapport à l’enfant. Le mariage n’en fera pas pour autant un autre père ou une autre mère. Si un célibataire, homme ou femme, peut adopter un enfant, son partenaire sexuel n’est pas non plus un autre père ou une autre mère. L’adoption - avec raison - reprend les critères homme - femme. Mais la volonté de justifier l’adoption par deux personnes de même sexe comme adoptants - conjoints est aussi liée à toute la pratique des techniques de procréation et de la gestation pour autrui (mères - porteuses). Il reste que tout enfant a un père et une mère biologiques et qu’il a le droit de les connaître et de vivre avec eux. L’adoption existe pour donner des parents à un orphelin ou à un enfant abandonné et non pas pour satisfaire les désirs individuels. C’est le bien de l’enfant qui est premier.
L’actualité fait de cette question de société une urgence.

Pourquoi l’Eglise catholique s’en préoccupe-t-elle ?
Assurément pas pour s’assurer les faveurs des medias, ni pour attirer des fidèles ! Elle reçoit, au contraire, attaques et invectives. Il s’agit du devenir de notre société et des impasses qu’elle risque de prendre. De toute cette réflexion je n’ai pas eu besoin de m’appuyer sur l’enseignement de l’Eglise mais sur les réalités de l’humanité. C’est au nom de ce principe qu’avec de nombreux humanistes nous demandons un large débat et je vous invite à faire entendre votre voix comme citoyens d’un pays libre.

signature mgr ginoux.jpg
NB : Pour consulter l’avant-projet de loi CLIQUEZ ICI

Pour consulter le document du Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France, CLIQUER ICI

Vous pouvez signer la pétition"Tous pour le mariage" sur :http://www.tous-pour-le-mariage.fr/