Le 14 octobre, la fraternité était au rendez-vous
19 avril 2012Des échos sur le rassemblement diocésain à Montauban
On l’attendait de longue date, il a été préparé d’arrache-pied, mobilisant des dizaines de bénévoles et enfin il a eu lieu. Ce dimanche 14 octobre, plusieurs centaines de personnes, enfants, jeunes, adultes, en groupes ou en famille, ont participé au rassemblement diocésain Diaconia 2013. Une journée pluvieuse mais heureuse !
Si la météo était maussade, tel n’était pas le cas des visages des participants de cette journée
diocésaine et pour reprendre l’expression d’un participant : « Malgré la pluie, nous avons croisé et partagé beaucoup de soleil. » Dès le lancement, ils étaient nombreux, réunis dans la cour de l’Institut familial, à découvrir le programme de cette journée dédiée à la fraternité. Des forums proposaient d’approfondir différentes thématiques (soins palliatifs, migrants, prison, économie solidaire, dialogue islamo-chrétien…). Là aussi les échos sont très positifs, beaucoup ont apprécié la richesse des échanges et des témoignages. Les collégiens et lycéens n’étaient pas en reste en rencontrant des jeunes venus parler de leurs engagements. Sans oublier les plus petits qui, par le biais d’animations ludiques, ont pu, eux aussi, aborder le thème de la fraternité et de la rencontre de l’autre. Cette rencontre fraternelle a également pu se vivre grâce au petit train déambulant dans les rues du centre ville. Des arrêts aux stands des communautés africaine et polonaise furent l’occasion de partages joyeux et gastronomiques. Nelly était chargée de l’animation et témoigne : « Les deux voyages de l'après-midi étaient bondés et nous avons pu accueillir les personnes à mobilité réduite, l'entraide s'est faite naturellement. La petite animation autour des lettres du mot fraternité a permis le dialogue, sans oublier le geste de fraternité. » Le spectacle chorégraphique sur « la Messe du couronnement de Mozart » fut un autre grand moment de cette journée. A côté de danseurs professionnels qui ont apporté leur talent et leur charisme, des enfants et des jeunes ont pu eux aussi participer. Véronique, maman de Timothée, jeune homme trisomique de 21 ans, se réjouit qu’on ait fait appel à son fils. Sa présence souriante et heureuse au milieu de ces jeunes artistes d’un jour faisait chaud au cœur. Un beau et vrai signe de fraternité qui faisait sens dans ce rassemblement. En fin de journée, tous les participants ont pu rendre grâce au cours de la messe célébrée dans une cathédrale comble, en présence de nombreux prêtres et diacres du diocèse. Une belle journée donc qui n’est qu’une étape d’une démarche qui rappelle avec raison que la fraternité est bien l’affaire de tous. Le mot de la fin revient à un jeune couple : « Que ce serait bien de pouvoir se retrouver tous les ans pour un grand rassemblement diocésain. »
S. Bégasse
PAROLES DE PARTICIPANTS
Martin, 12 ans
"J'étais avec mon groupe du MEJ, on nous a parlé de l’association Saint-Vincent de Paul qui s’occupe des personnes âgées et de l'aide au devoir. Deux lycéens de 17 et 15 ans témoignaient. Ils racontaient comment se passait l'aide au devoir avec les enfants du primaire, en disant qu'ils allaient les aider le soir après l'école. Ils ont aussi raconté qu'ils allaient une fois par semaine pendant une heure chez une personne âgée pour l'aider et parler avec elle. C'était une journée bien parce qu’on a rencontré plein de monde qu'on connaissait mais aussi des nouvelles personnes. On a découvert d'autres pays et d'autres cultures. Il y a avait des personnes de tous les âges comme dans une famille alors c'était chouette. J'ai bien aimé aider à mettre en place les stands le matin et la messe quand les offrandes ont été amenées en chantant et en dansant, c'était très beau."
Abbé Joseph Jacomy
"J’étais inscrit dans le carrefour qui traitait de la perte de la dignité quand on perd son emploi. Ce fut pour moi un grand moment d’écoute et de partage fraternel, sans misérabilisme, une vision dynamique et positive qui m’incite à croire en l’Homme. Voici quelques constats que je retiens. C’est une erreur de déconsidérer le travail manuel dans les orientations scolaires alors que des jeunes peuvent y trouver tout leur épanouissement et que des professions manuelles manquent de main d’œuvre. Après un passage à vide, suffisamment épaulé, il est toujours possible de se reconstruire. Des difficultés viennent souvent de réglementations tatillonnes et trop nombreuses : ne faut-il pas revoir le code du travail ? La perte de la santé a un impact très fort sur la perte de sa dignité. Le nécessaire déclic peut venir un jour, on ne sait trop comment, mais préparé par des rencontres de personnes qui vous font avancer et facilitent une prise de conscience. Certes ce n’est pas le meilleur des mondes, il y a des profiteurs partout, mais que de motifs d’action de grâce !"
Estelle Barut, permanente du MRJC
"Des jeunes de l’équipe du MRJC de Dunes - Auvillar avaient déjà vécu une expérience solidaire cet été en accompagnant bénévolement des malades au cours d’un pèlerinage à Lourdes. Ce dimanche 14 octobre leur a permis de vivre un autre temps fraternel, cette expérience leur a appris le sens du « vivre ensemble », du « partager ensemble ». La différence de culture visible ce jour-là a également permis de changer leur regard vis-à-vis de l’autre. En tant que permanente du mouvement, je pense que cette journée a été une richesse pour tout le monde, et que, quelle que soit sa culture, nous pouvons tous la partager."