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Bénédictines du Saint-Sacrement

Bénédictines du Saint-Sacrement
  • Adresse
    • Bénédictines du Saint-Sacrement Abbaye Saint Pierre
    • 82600 Mas Grenier
  • Envoyer un mail
  • Tel : 05 63 02 51 22
  • Fax : 05 63 64 43 44

 

Les Bénédictines du Saint-Sacrement, de Toulouse
à l'Abbaye Saint-Pierre du Mas Grenier

C’est en 1921 que les Bénédictines de Toulouse s’installent à l’Abbaye Saint-Pierre du Mas Grenier après un exil forcé en Espagne, conséquence de la dissolution des communautés religieuses (politique anticléricale de 1901-1904). Cela faisait cent trente ans que l’abbaye bénédictine, fondée au Xème siècle, n’avait pas résonné de la liturgie des heures.

Aujourd’hui, une dizaine de moniales y vivent et se consacrent totalement à leur charisme qui est « de saisir combien la Règle de saint Benoît forme et dispose une âme monastique et une vie conventuelle au culte et à la contemplation du Mystère eucharistique, mémorial du sacrifice pascal du Christ, « centre et sommet de toute la vie de l’Eglise » .(concile Vatican II)  

La Messe et la Liturgie des Heures sont célébrées tous les jours, en français et en grégorien. Les moniales ont à coeur de prier pour l'Eglise, l’Unité des Chrétiens, la vie du monde et toutes les intentions qui leur sont confiées.

Une activité plus visible est celle de l’accueil à l’abbaye, fidèle à la tradition bénédictine. Principalement, des groupes de retraitants peuvent bénéficier de cet accueil. Autonomes, ils partagent la prière et la liturgie des moniales.

A noter aussi l’Association des Amis de l’Abbaye Saint-Pierre : un groupe d’amitié qui veut faire connaître la vie monastique et propose des activités culturelles.

                                                 

HORAIRE DES OFFICES


LAUDES 7 H

TIERCE 7 H 50

MESSE 10 H


SEXTE 11 H 45
Le Dimanche 12 H

NONE 14 H 15
Le Dimanche 14 H 30

VÊPRES 17 H Lundi et Mercredi 18 H

COMPLIES – VIGILES 20 H 15

 

 

 

Un peu d'histoire :

TOULOUSE


Au lendemain de la tourmente révolutionnaire et des remous du 1er Empire, en 1817, à Toulouse, la dernière survivante des Feuillantines, Madame Antoinette Deschamps, appelée en religion Mère Sainte-Sophie, tente de reconstituer une communauté monastique. Elle y est sollicitée par quatre anciennes moniales, d'observances et d'abbayes diverses, mais toutes formées à la Règle de Saint Benoît. A cet effet, elle achète l'hôtel Dubarry et s'y installe avec ses compagnes et trois postulantes, le 12 septembre de la même année. Le 23 décembre le petit groupe est autorisé à reprendre l'habit religieux et Mère Sainte-Sophie est élue Prieure. Les années suivantes confirment un accroissement régulier de la communauté. En 1825 elle est en mesure d'assurer une fondation à Notre-Dame d'Orient, au diocèse de Rodez. Mais bientôt, les soucis financiers se font pressants, les privations, la maladie, la mort qui décime les plus jeunes, des difficultés internes aussi, provoquent un déclin rapide.
En 1830, Monseigneur d'Astros est nommé archevêque de Toulouse. Désireux de sauver cette communauté, il sollicite en sa faveur la Prieure des Bénédictines du Saint-Sacrement du monastère Saint-Louis du Temple à Paris, dont il a été le supérieur. Le 19 septembre 1836, la Mère du Saint-Coeur de Marie arrive de Paris avec deux compagnes. Elle commence aussitôt une belle oeuvre de réédification temporelle et spirituelle et propose d'affilier le monastère de Toulouse aux Bénédictines du Saint-Sacrement, fondées à Paris le 25 mars 1653, par Catherine de Bar (Mère Mectilde du Saint-Sacrement). La communauté se développe progressivement. À l'hôtel Dubarry, Mère du Saint-Coeur de Marie fait ajouter, au cours des années, des corps de bâtiments monastiques auxquels elle adjoint un pensionnat dirigé par quelques sœurs.

PORT-BOU, l’exil


Mais la politique anticléricale des années 1902-1904 va anéantir en peu de temps toutes les espérances des communautés religieuses si péniblement relevées des ruines de la Révolution. Le 11 juillet 1904, celle de Toulouse est déclarée dissoute. A l’unanimité les soeurs refusent de se séparer. La Prieure trouve un refuge en Espagne, à Port-Bou, sur la frontière pyrénéenne.

MAS GRENIER  

  Enfin, en 1920, 1a Providence offre la possibilité de rentrer en France. Une ancienne abbaye bénédictine,  l'Abbaye Saint-Pierre du Mas Grenier, au diocèse de Montauban, fondée au Xème siècle aux confins du toulousain, dont les moines avaient été chassés à la Révolution, est mise à la disposition de la communauté. Le 1er novembre 1921, après une interruption de 130 années, la liturgie est à nouveau célébrée solennellement à l'Abbaye Saint-Pierre.
Désormais, sur cette antique terre monastique, les Bénédictines de Toulouse poursuivent leur mission de louange et d'adoration réparatrice au sein de l’Église diocésaine de Montauban dont elles sont les seules moniales.

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